Première découverte de l’Europe en groupe : comment réussir un voyage scolaire dans l’espace Schengen

Publié le
par Cécilia

Il y a des voyages scolaires que l’on oublie vite, et d’autres qui restent imprimés longtemps. Pour préparer au mieux un voyage scolaire Schengen, je trouve qu’il faut penser autant à l’organisation qu’à l’intensité de ce que les élèves vont vivre sur place. Car au collège, certaines découvertes marquent pour longtemps.

Je repense souvent à deux séjours que j’ai faits plus jeune. En quatrième, je suis partie à Prague et à Cracovie dans le cadre du cours d’histoire. En troisième, c’est l’Italie qui nous attendait, avec Naples, le Vésuve et Pompéi. Deux expériences très différentes, mais toutes les deux très marquantes.

Le voyage scolaire, une expérience qui va bien au-delà de la classe

À cet âge-là, voir “en vrai” ce que l’on a étudié en cours change tout. À Prague et à Cracovie, nous avions visité des lieux liés à la Seconde Guerre mondiale, dont les camps de concentration et les musées qui permettent de mieux comprendre la déportation des Juifs d’Europe. Auschwitz-Birkenau, près de Cracovie, reste l’un des symboles les plus forts de cette mémoire : plus d’un million de personnes y ont été assassinées sous le régime nazi. Pour nous, c’était très impressionnant. Avec le recul, je me dis même que certaines images étaient peut-être un peu fortes pour notre âge.

Et pourtant, ce voyage ne se résumait pas à cela. Je garde aussi en tête les centres historiques, les rues de Prague, l’atmosphère hivernale, et ce froid terrible auquel nous n’étions pas du tout assez préparés. Je me souviens encore des bretzels dégustés là-bas, simples mais réconfortants après des journées glaciales.

Des villes qui permettent d’apprendre autrement

L’Italie, en troisième, avait une ambiance tout autre. Nous étions parties à quatre copines, dans un voyage scolaire lié à des activités autour des volcans. Cette fois, direction Naples et sa baie, le Vésuve, puis Pompéi. La randonnée autour du volcan reste un très bon souvenir.

Le Vésuve est l’un des volcans les plus célèbres d’Europe, surtout connu pour l’éruption de l’an 79, qui a enseveli Pompéi et Herculanum sous les cendres. En visitant les ruines, on mesure tout de suite mieux ce que cela représente : une ville figée brutalement, dont les vestiges racontent encore le quotidien antique.

J’avais malheureusement été malade une bonne partie de la semaine, et même déjà pendant le transport. Depuis le nord de la France, le trajet était long, vraiment long. C’est aussi ce que ces voyages apprennent : la fatigue, les imprévus, la vie en groupe. Malgré cela, le souvenir reste très joyeux. Nous avions bien mangé, découvert Naples, changé de décor avec deux hôtels différents, et ramené à nos parents des pâtes aux formes improbables ainsi qu’une bouteille de liqueur de citron.

Ce sont souvent les détails qui restent : le froid mordant de Prague, le poids de l’histoire près de Cracovie, la silhouette du Vésuve, les ruines de Pompéi, un bretzel mangé sur le pouce ou un souvenir rapporté dans la valise. C’est sans doute cela, la force d’un voyage scolaire : faire apprendre, tout en laissant une empreinte très personnelle.

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