Quand on part en van tous les trois (Tim, Ulysse et moi), il y a une chose sur laquelle on ne transige pas : bien manger. On adore la liberté du van, mais l’idée d’enchaîner quinze jours de sandwichs mous nous déprime d’avance (et puis, avec un petit garçon à table, autant lui préparer de vrais repas). Bonne nouvelle : cuisiner en van, c’est bien plus simple qu’on l’imagine.
On a mis un peu de temps à trouver notre rythme, mais aujourd’hui on prépare de vrais plats chauds avec trois fois rien : peu de place, peu d’eau, peu d’électricité. Voici notre méthode, testée sur les routes et validée par un mangeur exigeant qui commence à avoir du caractère.
Le coin cuisine : l’équipement qui change vraiment tout
Inutile d’emporter toute votre batterie de cuisine. On fonctionne avec l’essentiel : un réchaud deux feux, une bonne poêle, une casserole, une planche, trois couteaux qui coupent, pour de vrai (le vrai luxe) et quelques boîtes hermétiques qui s’empilent. Le secret, c’est la polyvalence : chaque objet doit servir à plusieurs choses, sinon il ne mérite pas sa place.
Si vous n’êtes pas encore équipés, sachez que la plupart des vans aménagés récents embarquent déjà un vrai coin cuisine (frigo, évier, gaz). C’est d’ailleurs le premier point qu’on regarde au moment de choisir une location camping car : un plan de travail correct et un frigo digne de ce nom changent tout le confort du voyage.
Anticiper les courses et gérer le frigo
On part toujours avec un stock de base : pâtes, riz, conserves, huile, et surtout des épices en petits pots (elles sauvent n’importe quel plat). Pour le reste, on achète au fil de la route, sur les marchés locaux (c’est là que se cachent les meilleurs souvenirs de voyage, et les meilleures tomates). Côté frigo, on réserve la place au vraiment périssable et on consomme dans l’ordre : le plus fragile en premier.
Nos repas types, faciles à cuisiner en roulant
Le principe : un seul feu, une seule casserole quand c’est possible. Voici ce qui revient le plus souvent chez nous :
- Le matin, porridge ou tartines avec les fruits achetés la veille (rapide, et Ulysse devient un adepte).
- Le midi, souvent froid sur une aire : salade de pâtes, taboulé maison, crudités.
- Le soir, un one-pot qui réchauffe : poêlée de légumes du marché, pâtes à la sauce tomate improvisée, ou une omelette avec ce qui reste. En moins de 20 minutes, tout le monde est à table.
Rien de compliqué, mais de vrais repas qui tiennent au corps après une journée de rando ou de route.
Eau et vaisselle : rester propre sans galérer
En van, l’eau est précieuse. On pré-essuie les assiettes au papier (ou petit coup d’éponge humide pour enlever le plus gros) avant de les laver, ça divise la consommation par deux. Un savon biodégradable, une petite bassine, et on fait la vaisselle dehors quand il fait beau (avec la vue en prime). Pour les déchets, on trie et on garde tout jusqu’au prochain point de collecte : cuisiner nomade, oui, mais sans laisser de traces derrière nous.
Cuisiner en van, ce n’est pas une contrainte, c’est la moitié du plaisir du voyage. Avec un peu d’organisation et le bon matériel, on mange souvent mieux sur la route qu’à la maison (si, si). Et si vous préparez votre premier road-trip, jetez un oeil à notre article Voyager en van aménagé : ce qu’il faut savoir pour partir l’esprit tranquille.
Bon appétit, et surtout, bonne route !




