On a tous une image assez précise de l’Ardèche avant d’y mettre les pieds : les gorges, le Pont d’Arc, et les canoës qui se suivent à la queue leu leu au mois d’août. Sauf que le département est beaucoup plus vaste que cette très jolie carte postale. Il suffit de remonter une petite heure vers le nord pour changer complètement de décor. Pour ce séjour, on avait choisi un camping en Ardèche situé à mi-chemin entre la vallée et la montagne ardéchoise, histoire de pouvoir alterner les journées sans passer nos vacances sur la route.
Résultat : on a passé beaucoup plus de temps sur les sentiers et dans les villages perchés que les pieds dans l’eau (et c’était possible car la méteo était très agréable).
L’Ardèche ne se résume pas aux gorges
Ce qui surprend, quand on quitte le sud du département, c’est la rapidité avec laquelle le paysage bascule. Les vignes et les chênes verts laissent place aux châtaigniers, puis aux plateaux volcaniques et aux landes des Monts d’Ardèche. En une matinée de voiture, vous passez de 100 à plus de 1 400 mètres d’altitude.
Cette partie du département fait partie du Parc naturel régional des Monts d’Ardèche, un territoire façonné par d’anciens volcans dont on voit encore très bien les traces. Sachez aussi que les températures y sont nettement plus supportables l’été, ce qui n’est pas un détail quand on randonne en juillet. Le site du Parc naturel régional des Monts d’Ardèche est d’ailleurs une bonne base pour comprendre ce qu’on a sous les yeux.
Nos randonnées coups de cœur
La cascade du Ray-Pic
C’est probablement le site qui nous a le plus impressionnés. La rivière la Bourges se jette d’une trentaine de mètres au milieu d’une paroi d’orgues basaltiques, dans un cirque très encaissé. Le sentier depuis le parking est court mais pentu et glissant (comptez une vingtaine de minutes de descente, et un peu plus pour remonter). Prévoyez de vraies chaussures, les tongs sont une très mauvaise idée ici.
Les orgues basaltiques de Jaujac
Une balade facile et ombragée le long du Lignon, au pied de la coulée volcanique de la Coupe de Jaujac. On y marche entre les colonnes de basalte, avec des vasques d’eau claire tout du long. Comptez environ 2 heures en boucle. C’est le genre de sortie qu’on peut faire en fin de journée quand la chaleur retombe.
Le mont Gerbier de Jonc
1 551 mètres, une silhouette de dôme reconnaissable entre mille, et la source de la Loire à ses pieds. L’ascension est courte (moins d’une heure aller-retour) mais l’accès au sommet est réglementé pour protéger le site de l’érosion, pensez à vérifier avant de partir. La vue sur les sucs environnants vaut largement l’effort, à condition de ne pas y monter un jour de brume.
Les villages où on s’est arrêtés
On ne peut pas parler de l’Ardèche sans ses villages, et on a fini par en faire une petite collection.
- Balazuc, accroché à sa falaise au-dessus de l’Ardèche. Ruelles étroites, passages voûtés, et un point de vue depuis l’ancienne église qui justifie à lui seul le détour.
- Vogüé, adossé à la roche avec son château qui domine la rivière. Très fréquenté en été, on vous conseille d’y aller tôt le matin.
- Antraigues-sur-Volane, perché sur un piton basaltique, plus au nord et beaucoup plus calme. Le village de Jean Ferrat a gardé une vraie vie de village, avec sa place ombragée et ses joueurs de pétanque.
L’Ardèche est de ces destinations qu’on croit connaître et qui se révèlent surtout quand on s’éloigne des points de rendez-vous les plus courus. Et si vous partez avec des enfants, on avait détaillé nos trois activités préférées à faire en famille en Ardèche dans un précédent article.




