La cigarette électronique s’est imposée dans la vie quotidienne de nombreux vapoteurs. Mais lorsqu’il s’agit de voyager, les habitudes doivent parfois être laissées de côté. Si l’usage du tabac est déjà mal perçu dans plusieurs pays, le vapotage est, lui, encore plus réglementé, mal compris, voire totalement interdit dans certaines régions du monde.
Emporter sa vapote en avion : 6 règles à connaître
Avant tout voyage, il est essentiel de se renseigner sur la réglementation locale. Voici les précautions à suivre :
- Toujours transporter sa e-cigarette en cabine, jamais en soute (les batteries lithium sont interdites en soute selon l’OACI)
- Limiter les flacons d’e-liquide à 100 ml maximum chacun (normes des liquides en avion)
- Prévoir un adaptateur électrique, une batterie externe et un sac étanche pour le transport
- Imprimer une ordonnance, notamment pour les destinations comme l’Australie ou le Japon
- Éviter les modèles jetables, désormais interdits dans de nombreux pays
- Ne jamais vapoter dans un avion, même discrètement : c’est illégal et assimilé à une infraction grave
Où acheter son matériel avant de partir ?
Pour voyager l’esprit tranquille, il est recommandé de préparer son matériel en amont, en privilégiant une boutique spécialisée. Nicovip propose un catalogue avec de nombreuses références de cigarettes électroniques compactes, e‑liquides adaptés aux voyages et accessoires utiles pour le transport en avion.
Respecter les us et coutumes et la population
Avant même de parler de législation, il est crucial de comprendre que le regard porté sur la cigarette et le vapotage varie fortement selon les cultures.
Dans certains pays d’Asie (Japon, Singapour, Corée du Sud), fumer dans la rue est mal vu voire interdit. À Singapour, par exemple, le tabac est légalisé, mais strictement encadré : fumer dans un lieu public non autorisé peut valoir une amende allant jusqu’à 1 000 $SGD (environ 680 €), selon la Smoking (Prohibition in Certain Places) Act.
À l’inverse, dans certaines régions du Moyen-Orient, fumer reste très courant, mais le vapotage est parfois perçu comme un produit « illégal ». En effet, c’est assimilé à une drogue ou à une pratique douteuse, surtout dans les pays où l’importation n’est pas encadrée.
Ce décalage entre perception culturelle et statut légal explique que certains voyageurs, pensant bien faire, aient vu leur cigarette électronique confisquée — voire se soient retrouvés dans des situations “délicates” avec les autorités locales. Et donc on peut lire ce genre de témoignage sur le web :
Thomas, 32 ans, interpellé à l’aéroport de Doha (Qatar)
« Je ne pensais pas à mal. Je suis arrivé pour une correspondance de 4 heures, ma vape dans la poche. À la fouille, l’agent m’a demandé ce que c’était. Il a appelé un superviseur. Ils m’ont confisqué l’appareil sans autre forme de procès. On m’a rappelé que le Qatar interdit la vente et la possession de vapes depuis 2014. »
Julien, 45 ans, averti à Tokyo
« À Tokyo, les gens fument très peu dans la rue. J’ai vu des Japonais me regarder de travers alors que je vapotais sur un trottoir. J’ai ensuite compris que le vapotage avec nicotine y est considéré comme un médicament, selon la Pharmaceutical and Medical Device Act. Il est possible d’en importer pour un usage personnel, mais cela doit rester discret. »
En fait, au Japon, il existe une forte norme sociale de ne pas gêner les autres en public. Fumer dans la rue est considéré comme une atteinte à l’espace commun, à cause :
- Des odeurs que cela impose aux autres
- Des risques de brûlure avec la cigarette (particulièrement dans les foules ou rues étroites)
- Des mégots qui salissent l’espace public
C’est pourquoi il est souvent interdit de fumer en marchant, même en extérieur.
Et quand on y pense, et bien… c’est plutôt chouette de voir que cette norme sociale protège la santé des habitants. Même si le Japon a longtemps été un pays de fumeurs (surtout chez les hommes), les taux de tabagisme ont fortement chuté. Les jeunes générations et les femmes, en particulier, sont beaucoup plus critiques envers le tabac. Le vapotage (surtout avec nicotine) y est encore mal vu ou méconnu, souvent assimilé à une drogue ou gadget étranger.

Au contraire, dans de nombreux pays du Moyen-Orient (Liban, Égypte, Jordanie, Turquie, Émirats arabes unis…), fumer est souvent associé à l’hospitalité, la convivialité et les traditions (et les mecs quand même!).
- La chicha (narguilé) est largement pratiquée dans les cafés, en famille, ou entre amis, souvent à tout moment de la journée.
- Fumer la cigarette dans les lieux publics, au restaurant ou au bureau, reste largement toléré, voire courant, bien que certaines villes tentent d’encadrer cette pratique.
- L’acte de fumer peut même être perçu comme un signe de maturité masculine ou de distinction sociale.
Quand on voyage, on emporte souvent ses habitudes avec soi — et pour beaucoup, ça inclut la cigarette ou la vape. Mais ce qu’on fait sans y penser chez soi peut vite devenir un souci ailleurs.
Selon les pays, vapoter peut être toléré, très encadré ou carrément interdit. Et ce n’est pas toujours logique : dans certains endroits, on peut fumer du tabac sans problème… mais pas toucher à une e-cig, même vide. À l’inverse, dans d’autres pays très stricts, fumer ou vapoter dans la rue peut vous valoir une amende salée ou des regards désapprobateurs.
En réalité, ce n’est pas seulement la loi qui compte : c’est aussi la perception culturelle. Fumer peut être vu comme un moment social ou une tradition dans certains coins du globe, et comme un manque de respect dans d’autres. Vapoter, parfois perçu comme un outil pour arrêter de fumer, est encore mal compris dans de nombreux pays.Bref, avant de glisser ta cigarette électronique dans ton sac, prends le temps de te renseigner. Pas juste sur ce que tu risques, mais sur comment c’est perçu. Voyager, c’est aussi s’adapter un peu — et éviter les mauvaises surprises, surtout quand il s’agit de douanes, d’amendes, ou de malentendus culturels.




