En France, 10 % du fonds Tourisme durable récemment créé dans le cadre de France Relance est dédié au slow tourisme. Le gouvernement œuvre en faveur de cette pratique de plus en plus plébiscitée des globe-trotters. Il s’agit d’un moyen de voyager autrement en prônant la protection de l’environnement, en favorisant l’économie locale et en soutenant les initiatives sociales. Le concept vous séduit ? Nous faisons justement le point sur cette forme de tourisme durable.
Qu’est-ce que le slow tourisme ?
Le slow tourisme est un tourisme alternatif dont l’objectif principal est de voyager dans le respect de l’environnement. Il s’oppose au tourisme de masse en prônant une consommation plus responsable, en usant de transports à faible impact environnemental, en prenant le temps de découvrir et d’apprécier la destination, en promouvant l’échange et le contact avec la population locale, en pratiquant des activités peu polluantes.
Le slow tourisme s’inspire directement du mouvement slow food. Selon un article de CyberGhost, ce dernier consiste à privilégier les produits locaux, frais et de saison issus d’une agriculture respectueuse de l’environnement. Le terme a été repris pour d’autres domaines, dont celui du tourisme. Quel que soit le domaine pour lequel il est appliqué, le concept incite le consommateur à un achat durable et responsable.
Quelques idées de destinations slow tourisme en France
Bien que le slow tourisme puisse s’appliquer partout, certaines destinations en France mettent particulièrement en avant le concept :
- Le département du Gers est connu pour sa capacité à ralentir le rythme des touristes, notamment à travers la marque Terra Gers. Depuis que le Comité Départemental du Tourisme Destination Gers l’a créé en 2008, elle a permis un développement considérable du slow tourisme dans la région. Respect de l’environnement, des habitants et des visiteurs ; bien-être ; déconnexion ; rencontres ; et itinérances douces sont autant de valeurs qu’elle véhicule. En plus, le département du Gers possède quatre villes labellisées Cittaslow.
- La région Centre-Val de Loire met particulièrement l’accent sur le slow tourisme à vélo. Il s’agit d’un excellent moyen de pour découvrir des paysages, de se rapprocher de la nature ou encore de favoriser les rencontres.
- Dans le sud, un podcast disponible sur le site Auvergne-Rhône-Alpes Tourisme est appelé « Voyager et Renaître ici ». Il dédie chaque épisode à une expérience de slow tourisme à privilégier dans la région : faire du canoë sur le fleuve, explorer la ViaRhôna à vélo, partir à la rencontre des vignerons du Beaujolais, etc.
Il existe aussi des prestataires qui se spécialisent dans les offres de slow tourisme pour un séjour clé en main, à l’exemple de Slowbreak expliqué sur Tourisme Durable. Ce dernier propose des week-ends mystères en train à travers la France. Chaque proposition s’inscrit dans une démarche durable, du moyen de déplacement aux activités en passant par l’hébergement et la restauration. Les départs se font de Paris et les destinations sont aux alentours de la capitale.
La pratique du slow tourisme est encouragée, car ses avantages sont nombreux. Selon Geoffrey Abécassis, responsable de France Relance et conseiller du président de l’ADEME, « le slow tourisme est la preuve que l’on peut décorréler développement économique et impact environnemental ». Rien que pour le cyclotourisme, les retombées économiques sont estimées à 4,6 milliards d’euros selon une récente étude menée par la Direction Générale des Entreprises.




