On n’a pas l’habitude de vous expliquer nos projets décoration et aménagement de la maison sur le blog, mais vu l’ampleur de ce travail, on s’est dit qu’il fallait qu’on vous partage ça. En plus, il existe vraiment peu d’articles sur ce sujet. Je vais vous détailler au maximum chacune des étapes pour construire ce brise-vue en bois vertical légèrement ajouré. On a hésité entre rehausser le muret, faire une palissade horizontale, utiliser des panneaux de claustra…
Pour finalement réaliser de A à Z, notre palissade verticale de forme irrégulière pour un style plus naturel. Je vous invite réellement à tout lire pour que vous puissiez aussi prendre en compte les difficultés et adaptation qu’on a dû faire par rapport à notre terrain.
Quand tes voisins décident de raser leurs haies.
Nous vivons dans le Sud de la France, en Occitanie. Un endroid où l’on profite beaucoup de son jardin de mars à octobre. À notre retour de vacances, nos voisins ont eu la super bonne idée de couper leurs haies. Des haies qui permettaient à nos maisons et jardin respectif d’avoir un peu d’intimité (en tout cas, de notre côté). Ce désastre a été fait sans nous prévenir (on n’est pas spécialement en mauvais terme, on ne se connait pas, c’est tout).
“Mais ce sont LEURS haies, ils font ce qu’ils veulent !!” me direz-vous. Et en plus, elles étaient malades (et pas entretenues). Alors oui, c’est vrai. Néanmoins, nous sommes concernés puisque nous avons à cause de cela un vis-à-vis de fou furieux désormais. La gentillesse, la courtoisie, la politesse, le bien vivre ensemble…. Bref, appelez ça comme vous voulez, aurait poussé ces personnes à prévenir a minima. Voilà maintenant, c’est fait, c’est fait !

Alors, peut-être avaient-ils un Plan B ? Non.
On vous propose notre plan B, une palissade en bois verticale irrégulière.
Contexte : réaliser une palissade en bois déstructurée comme brise-vue
Je pense qu’une petite mise en contexte de notre situation géographique, de nos réflexions, idées et processus vous seront utiles pour comprendre ce projet.
Exposition au soleil et au vent :
Nous sommes exposés vers le Sud, et toutes nos pièces principales donnent sur notre jardin (et vers celui des voisins sans palissade). Nous sommes dans une région venteuse, néanmoins, nous sommes dans un quartier assez abrité. De plus, nous ne nous trouvons pas dans un couloir de vent. Étant au Sud et que le vent a tendance à ventiler de Ouest en Est, la prise au vent est moindre. N’empêche que c’est bien sûr un des critères que nous avons souhaité prendre en compte. Il nous fallait quelque chose de costaud.

Conforme au PLU du village
Nous sommes dans un village assez touristique en été. Notre maison ne se situe pas au cœur du village, sauf qu’il y a toujours le Plan Locale d’Urbanisme auquel il faut se référer pour respecter les règles d’aménagement.
Chez nous, c’est un muret. Nous avions l’intention de le garder. La palissade (ou un grillage d’ailleurs) ne doit pas dépasser 1,80 m sur mur bâtit. Ce qui nous laisse pas mal de marge pour avoir un bon cache vue.
Il s’agit d’un muret mitoyen. Logiquement (et légalement), les propriétaires concernés doivent être d’accord pour la réalisation des travaux et doivent autant participer aux frais.
Pourquoi pas un brise-vue en toile plastique vert ou noir ?
Je pense que vous savez de quoi je parle. Ces toiles que l’on accroche via des agrafes ou des clips, qui occultent bien, s’ils sont doublés ou en optant pour les brises vu très occultant. Eh bien, ça revient vite à 120 -150 €.

Nous avons une longueur de 17 mètres à recouvrir sur 1 m minimum. Personnellement, voici les raisons qui m’ont dissuadé de ne pas faire mettre un brise-vue en toile :
- C’est moche. Me retrouver face à un mur en plastique en toile de 17 m, depuis mon jardin et dans la plupart de mes pièces, n’était pas vraiment concevable. Même si on “camouflerait” ce brise-vue ultérieurement avec des arbustes. En effet, dès qu’il y a de la végétation, ça se camoufle un peu près.
- C’est assez cher pour le résultat décevant : peu esthétique, peu occultant. À moins d’acheter une toile “premium” (le budget tournait à plus de 300 €).
- Le grillage mesurait un mètre. C’est-à-dire qu’au-dessus du muret (qui mesure entre 68 cm du côté gauche et 10 cm du côté droit), le grillage seul, ne nous permettait pas de fixer un brise-vue avec une hauteur suffisante. Donc en gros, il ne servait pas à grand-chose. Sur une bonne partie du jardin, nos têtes passaient au-dessus de ce grillage. Il fallait ainsi concevoir un grillage plus haut ou trouver une solution fiable pour lui donner plus de hauteur. En bref, il fallait quand même investir dans un grillage + toile, qui commençaient à présenter une somme alors que je trouve ça moche…
Pourquoi pas un brise-vue rigide ?
On y a aussi pensé, forcément.
Le brise vue rigide s’est beaucoup démocratisé ces dernières années et l’offre est aujourd’hui bien plus étoffée qu’à l’époque où on cherchait notre solution (finis les trois modèles austères en PVC gris, on trouve maintenant des finitions bois, composite ou même des lames orientables). C’est une option intéressante si vous cherchez quelque chose de rapide à poser et qui demande peu d’entretien par rapport au bois massif. Le rendu est plus esthétique que les toiles, plus « propre ».
Dans notre cas, on voulait vraiment ce rendu naturel et un peu brut que seul le bois pouvait nous offrir, mais si votre priorité est la praticité (ou que le budget entretien vous fait un peu peur), ça mérite clairement d’être regardé de plus près.
Pourquoi ne pas avoir choisi des canisses occultants ?

Personnellement, je trouve les canisses en bambou plus esthétiques que celles en synthétique. Les problèmes pour nous sur ce type de brise-vue que l’on retrouve en magasin de bricolage :
- Peu solide : ce qui n’est pas compatible à notre région où il y a quand même des rafales.
- Peu durable : la première année ça va, c’est plutôt esthétique. Et puis, deuxième année, on se trouve avec des morceaux décolorés, des morceaux qui se cassent…
- Peu de hauteur : la hauteur de ce type de brise-vue oscille entre 1 m et 1,50 m, ce n’était pas compatible avec notre jardin (celui-ci étant en pente et notre petit muret ne permet pas de surélever suffisamment le brise-vue).
Pourquoi ne pas avoir choisi des claustras ?
C’est vrai, il y avait l’option de prendre des claustras. Donc des palissades déjà prêtes à fixer, dans notre cas, à fixer sur notre muret (c’est aussi possible d’utiliser un socle + piquet dans le sol). Honnêtement, on les trouvait fragiles. Le bois reste assez fin, dès qu’on regarde les claustras un peu plus “épais”, on arrive à 80-100 € le panneau de 180 cm sur 180 cm.
Il n’y a pas qu’une seule façon de faire un brise-vue en bois, j’espère que vous trouverez une solution qui vous conviendra !
Les éléments principaux pour faire cette palissade déstructurée en bois

Je vous recommande chaudement de lire ce petit lexique, si vous n’êtes pas familier avec le bricolage et j’utilise moi-même des termes disons “personnelles” :
- La structure : je vais souvent la nommer. Elle est constituée de lambourdes et de poteaux (cela inclus toute la quincaillerie qui a permis de fixer ces matériaux).
- Les poteaux : ils sont maintenus par les embases au niveau de notre muret.
- Les lambourdes (en bois) : elles relient les poteaux. Deux lambourdes sont disposées horizontalement entre chaque poteau en haut et en bas.
- Les “carrés” ou “cadre” : mots inventés par nos soins pour définir un espace entre deux poteaux. Un carré est donc constitué de 2 poteaux et de 2 lambourdes (et les vis qui lui permettent de se maintenir).
- Un panneau : c’est possible que j’utilise le mot pan ou panneau pour désigner un carré rempli.
- Les lames de terrasses rainurées (ou planche de terrasse) : ce sont les lames qu’on visse à la fin du projet. La face rainurée est du côté de notre jardin.
Le choix du style de palissade en bois
On a réfléchi à plusieurs options de clôture :
- Option 1 : Utiliser le muret existant, sans l’augmenter et y mettre des claustras. Bonne option, mais nous n‘étions pas convaincu par le rapport qualité/prix des claustras en bois.
- Option 2 : Augmenter le muret, lui refaire une beauté et compléter avec une palissade en bois peu élevée. Notre muret n’est pas très jeune (crée autour des années 60’) mais honnêtement, on n’était pas chaud pour faire de la maçonnerie. Cela permettait d’avoir visuellement quelque chose de plus équilibré.
- Option 3 : Utiliser le muret, construire une palissade avec des lames horizontales (et non verticales). C’est certainement une option qui aurait demandé un peu moins de découpe. C’est sûrement ce qui est le plus construit, et c’est vrai, le résultat est superbe. Par contre, sur nos 17 mètres, on avait un peu peur de l’effet “mur de Berlin”

- Option 4 : réaliser une palissade en bois verticale ajouré avec des coupes irrégulières pour donner un style plus naturel. C’est l’option retenue.
Les piquets que nous avions sur le muret tenaient très bien. Néanmoins, la hauteur des piquets et le fait que le bois représente tout de même une masse importante, il n’était pas possible de les garder pour ce projet. On avait peur qu’ils plient. Encore une fois, on reste assez abrité du vent, mais il suffit d’un ou deux jours avec de fortes rafales pour que tout foute le camp. On ne voulait pas tenter le diable. Dommage pour les piquets ! Nous sommes certains qu’on aura l’occasion de réutiliser pour d’autres projets bricolage.
Dans tous les cas, après avoir réalisé cette palissade formant un brise-vue presque opaque, nous avons l’intention de “casser” le rendu uni tout en bois à l’aide de végétaux.
Il est aussi possible de laisser plus d’écart entre chaque planche. Cela revient à faire une palissade décorative, mais non occultante.


Réaliser une palissade déstructurée : les étapes principales



- Meuler les piquets existants et enlever le grillage
- Fixer les embases
- Insérer les poteaux dans les embases pour repérer les entailles à faire pour les lambourdes
- Réalisation de deux entailles à mi-bois sur chaque poteau et de chaque côté où il y aura des lambourdes
- Vérifier que les lambourdes soient bien placées dans les entailles
- Viser le capuchon sur le poteau
- Fixer le poteau dans les embases en s’assurant de leur verticalité à l’aide d’un niveau
- Couper les lambourdes aux bonnes dimensions
- Placer les lambourdes dans les entailles
- Pré percer l’emplacement des vis qui traversent le poteau puis la lambourde
- Visser le poteau et la lambourde ensemble avec des longues vis
- Répéter les étapes 3 à 11 jusqu’à avoir toute la structure
- Peindre la structure
- Prévoir les tailles des lames de terrasses
- Couper les lames de terrasses aux bonnes longueurs
- Peindre les lames avec un saturateur
- Placer les lames et visser sur les lambourdes
- Saturer les lames d’une deuxième couche
Les matériaux et les outils de bricolage utilisés
Quincaillerie :
- 40 goujons d’ancrage : pour fixer les embases dans le muret (en béton)
- 9 embases métalliques + 1 embase verticale de 90 mm : pour accueillir et fixer les poteaux
- 40 (+10 rajoutée devant) vis de 50 mm pour fixer les poteaux dans les embases avec des trous pré-percées
- les petites vis de xx : pour maintenir le capuchon situé au haut des poteaux
- les longues vis de xx : pour fixer les lambourdes dans les poteaux
- les vis anti-corrosion prévue pour les lames de terrasses.
- 2 équerres renforcées pour notre extrémité
Pourquoi ne pas avoir utilisé des équerres à la place du système des entailles ?
Principalement pour des raisons de budget… Les équerres renforcées coûtent xx et il fallait en acheter (2 par lambourde, donc 4 par “carré” de la structure x 9 carrés).
Matériaux :
- 10 poteaux 90 mm x 90 mm en pin : pour réaliser la structure de la palissade
- 9 lambourdes 45 mm x 70 mm x 4,20 m coupés entre 190 cm et 200 cm (celles de 4 m n’étaient plus disponibles…)
- 61 lames de terrasse 27 mm x 145 mm x 3,60 m (aussi appelé planches de terrasse) : pour réaliser les planches en bois qui seront face à nous.
- 10 capuchons des poteaux : pour protéger les lambourdes de l’eau
- 1 tasseau de 2m pour faciliter les repérages et s’assurer d’avoir des lambourdes à niveau
Outils de bricolage :

- Établi pour couper tous les éléments en bois, réaliser les entailles…
- Marteau perforateur : pour faire les trous dans le muret et insérer les goujons d’ancrage
- Perceuse visseuse : pour viser les lames de terrasse et faire des pré-perçages pour certaines vis (notamment les longues vis qui maintiennent les lambourdes contre les poteaux)
- Scie circulaire : pour réaliser les entailles à mi-bois, pour couper les lames de terrasse, les poteaux, les lambourdes… Indispensable !
- Massette : pour enfoncer les goujons d’ancrage dans le muret
- Clé à fourche ou clé à molette pour serrer les goujons d’ancrage
- un marteau (voir 2 si vous êtes plusieurs à travailler en même temps)
- Ciseaux à bois : pour réaliser les entailles sur les poteaux à l’aide d’un marteau
- Râpe à bois : pour finaliser les entailles et bien les égaliser
- Pointe à tracer et crayon à papier
- Mètre
- Casque de protection pour éviter de devenir sourd après avoir découpé une soixantaine de planches, poteaux et lambourdes.
- Un escabeau
- Un niveau (et un tasseau bien droit et long pour repérer le positionnement des lambourdes)
- Une équerre
- Règle en métal. Facultative, on l’a utilisé pour réaliser nos écarts entre les planches. Peut-être qu’en fouillant dans votre garage, vous trouverez autre chose.
À savoir : plus vous utilisez l’outil adapté pour réaliser une action, et plus, le résultat sera nickel et vous allez moins galérer. Et franchement, parmi notre liste, aucun de ces outils n’était de trop.
Peinture extérieure :
- 2 pots de saturateur Haute protection de la marque V33 de 5 L. On a opté pour le saturateur plutôt que la lasure, car la lasure s’écaille dans le temps et un ponçage s’impose alors. Le saturateur ne s’écaille pas, mais il faudra sûrement refaire une couche plus souvent qu’avec une lasure.
- Pinceau à bois : pour étaler correctement le saturateur sur les lambourdes, les poteaux, les planches de terrasses
- Rouleau pour lasure/saturateur : pour gagner du temps en étalant le plus gros sur les lames de terrasses
- Bac à peinture
- Couteau de peintre (pour ouvrir le pot, racler ses rouleaux, très pratique)
Comment construire cette palissade en bois ?
Pour réaliser ce travail, nous avons commencé par la gauche. C’est important de garder ça en tête pour suivre les prochaines explications.

1. Meuler les piquets existants et enlever le grillage
C’est parti ! On débarrasse notre mur du grillage et de ces poteaux en fer en forme de T. Pour y arriver, Timothée a utilisé une meuleuse d’angle. On remarque qu’au niveau du départ du piquet le ciment du muret est plus irrégulier, un peu bombé. Mais à priori, cela ne posera pas trop un problème. Un coup de meuleuse pour égaliser tout ça et ce sera mieux.

2. Fixer les embases
On a bien repéré où se trouvaient les piquets en fer pour éviter de fixer les embases par-dessus. Les piquets étaient espacés tous les 1,70 m à 1,95 m de façon irrégulière. À partir de cette contrainte et de bonnes pratiques en matière “combien de cm faut-il espacer les poteaux en bois pour une palissade ?”, on a placé les embases tous les 2m







3. Insérer les poteaux dans les embases pour repérer les entailles à faire pour les lambourdes
Maintenant que toutes les embases sont fixées sur le muret, il fallait prendre des mesures pour que les entailles des poteaux soient bien l’une en face de l’autre.
La structure doit comporter des lambourdes “hautes” et “basses” pour pouvoir enfoncer les vis et pour obtenir une meilleure rigidité et stabilité.


Pour le premier poteau, on a réalisé une entaille à X cm du bout de l’embase puis une entaille à x cm du bout du poteau. Il n’y a pas de calcul mathématique compliqué, c’est juste ni trop au bout des poteaux, ni trop au milieu.
Ensuite, l’un a placé dans l’embase le poteau suivant à la verticale (non vissé) à l’aide du niveau. Pendant que l’autre, prenait le tasseau, posait le niveau et marquait l’emplacement de la future entaille sur le second poteau. Il faut répéter cette action pour l’entaille du haut et du bas. On espère que vous avez compris l’idée, car là, c’était impossible de prendre une photo.
4. Réalisation de deux entailles à mi-bois sur chaque poteau
Ensuite, on enlève le poteau et Tim le place sur l’établie. Il réalise plusieurs petites entailles à l’aide de la scie circulaire. Ensuite, on réalise enlève la matière restante entre les coupes de scie circulaire à l’aide d’un ciseau à bois. C’est ce qu’on appelle, une entaille à mi-bois (un peu plus rapide que la méthode traditionnelle).



En fait, l’entaille sur toute la largeur du bois n’est pas requise. Sauf qu’avec les outils que nous avions, il n’était pas possible de faire autrement. La solution avec les outils disponibles que nous avions était de faire les entailles avec le ciseau à bois uniquement. Ce qui prenait beaucouuuup de temps et même avec toute la motivation du monde, on ne voulait pas mettre x5 plus de temps pour chaque entaille. Peut-être qu’avec une défonceuse, on aurait pu faire ça mieux, mais nous n’en avions pas.
Si vous avez bien suivi, notre tout premier poteau à deux entailles sur le côté droit, puis le second, on retrouve 2 entailles sur le côté gauche. Maintenant, il reste à faire les deux entailles sur le côté droit du poteau pour les prochaines lambourdes. Ces entailles sont placées de façon un peu arbitraire : soit 5 cm plus bas. Ni trop près, ni trop espacées par rapport aux lambourdes précédentes.

À deux sur l’établi, les deux entailles restantes ne prennent que quelques minutes à réaliser.
5. Fixer le poteau dans les embases en s’assurant de leur verticalité à l’aide d’un niveau
À présent, il est temps de fixer les poteaux dans les embases. Le poteau a bien 4 entailles (et c’est le cas pour tous les poteaux sauf le premier et le dernier). Une étape délicate, car les embases sont en fait plus grandes que les poteaux, ce qui fait qu’il y a du jeu. Pourtant, quand on avait commandé les embases, les mesures étaient parfaites pour nos poteaux. Des embases de 90 mm pour des poteaux de 90 mm. Sauf que les fournisseurs ou les revendeurs ont tendance à arrondir qu’en fait les poteaux ne faisaient que 88,8 mm.

Donc, on a utilisé de petites cales en bois, provenant des entailles de nos poteaux, pour nous aider à maintenir la bonne position du poteau. Sur cette étape, être 2 paraît indispensable. L’un qui vérifie le niveau et maintient le poteau, l’autre qui visse et compense la force pour éviter que ça valdingue dans tous les sens.
7. Viser le capuchon sur le poteau
On est d’accord, ce capuchon ce n’est pas terrible. Tout du moins, pour notre projet, ça ne colle pas esthétiquement. L’utilité de ces chapeaux qui donnent un air de Moyen Âge à notre palissade, c’est pour la protection du bois et éviter les infiltrations trop importantes.
Cette étape est plus facile à réaliser avec la visseuse sur batterie tant que les ne sont pas encore fixés. On se rend compte aussi que les capuchons sont plus larges que nos poteaux. Et oui, forcément, ils sont à 90 mm aussi, sauf que les poteaux sont en fait à 88,8 mm et non 90 mm comme indiqué là où on les a commandés.

On croise les doigts pour qu’ils ne créent pas une différence énorme d’épaisseur une fois qu’on fixe les planches dessus. Vous verrez plus tard qu’on s’en sépare, car cela représente une surépaisseur trop importante lors de la fixation des lames de terrasse.
8. Placer les lambourdes dans les entailles
Pour vérifier que les lambourdes soient bien placées dans les entailles et qu’on ne coupe pas trop court ou pas assez.
On prend la lambourde, on vérifie qu’elle passe bien dans l’entaille, que sa longueur est correcte. Si on est bon, on passe à l’étape suivante. On a pris beaucoup de précautions sur cette étape pour avoir une structure la plus solide et bien faite possible.
9. Pré percer l’emplacement des vis qui traversent le poteau puis la lambourde
La lambourde est retenue par les entailles pendant le pré-perçage. Pour réaliser le pré-perçage, on utilise une perceuse/visseuse avec une mèche à bois d’un diamètre légèrement inférieur à celui de la vis.
On utilise 2 longues vis pour faire tenir la lambourde de chaque côté. Donc, 4 vis par lambourde.


La structure aura pris beaucoup plus de temps que prévu à réaliser. Forcément, le premier “cadre” a été long à faire, le temps de bien réfléchir sur chacune des étapes. Pendant que l’un vissait, l’autre tenait bien la lambourde pour que la force ne s’exerce pas sur l’autre poteau et pousse le poteau (en gros). Être deux pour cette étape n’est vraiment pas de trop. En plus, ça va très vite d’oublier une petite étape ou un détail. Si vous avez la place, vous pourriez aussi ajouter des jambes de force sur les poteaux pour obtenir une structure à l’épreuve du vent.
À la fin de notre palissade se trouve une embase verticale et on arrive au poteau de l’étendoir à linge. À cause de ça, on ne peut pas visser normalement nos lambourdes dans les entailles. Pour les maintenir, on décide d’utiliser 2 équerres renforcées (on a utilisé des rondelles car les trous étaient plus importants que nos longues et fines vis)
On a bien pris 2 jours pour réaliser cette étape.
On se dit que le plus dur est fait. Avec du recul, c’était vrai. Je pense que c’était la partie la plus difficile du projet, car, avec des poteaux un peu voilés, des embases un peu grandes. C’était un cauchemar de vérifier toutes les 5 secondes avec le niveau que le poteau était toujours bien vertical. Pendant que Tim vissait, je poussais, on vérifiait si c’était droit, on rectifiait avec l’autre vissage. Enfin bref, c’était interminable.
10. Peindre la structure
Ça y est la structure tient debout, il faut désormais la peindre pour la protéger. Cette partie de la palissade ne sera pas visible de notre jardin.
Cette étape a pris 2 heures environ.


11. Prévoir les tailles des lames de terrasses
Enfin, je vais pouvoir m’amuser un peu (Cécilia). Il s’agit de réaliser le “motif” irrégulier des lames au bout en haut.
Nos contraintes :
- Respecter les 1,80 m de hauteur maximum
- Avoir des lames qui cachent les poteaux mesurant 1,60 m
- Avoir les lames assez grandes pour recouvrir la lambourde située en haut du poteau
- Rendre le plus harmonieux possible le visuel global avec la palissade et le muret. Le jardin ayant un léger dénivelé, il descend vers la rue, il fallait éviter d’avoir une palissade trop haute du côté gauche. Même si on respecte les contraintes du PLU avec les tailles.

En réalisant le dessin, je m’aperçois qu’en plaçant les lames coupées sur la structure (sans visser), 14 lames suffisent pour remplir un panneau. De là, toutes les 14 lames (environ) je savais qu’il fallait 1,60 m ou un peu plus. Ce qui était relativement facile, car j’ai finalement utilisé 2-3 fois du 1,55 m. Cela reste un bon repère à garder en tête.

Pour le design de cette palissade au look naturelle, je voulais éviter au maximum les récurrences, donc favoriser des tailles différentes et un motif différent. Souvent, on retrouve des palissades irrégulières avec une lame haute suivie d’une lame basse puis haute… ainsi de suite avec des tailles différentes. Ce qui est super ! Néanmoins, je voulais éviter au maximum cette répétition visuelle pour un rendu encore plus organique.

Pour un rendu avec un style naturel, je vous conseille de :
- de disposer des lames avec 5 cm minimum de différences les unes à côté des autres
- de placer vos lames hautes et les entourer de lames avec des hauteurs différentes, mais pas trop basses non plus pour éviter un rendu “dent de scie” (à part si vous souhaitez un rendu tour du Moyen Âge)
Prenez votre temps pour marquer ça sur un papier, car ça reste tout de même le rendu final, que vous allez voir tous les jours.
Nous avons fait des coupes de :
- 1,60 m, 1,63 m, 1,65 m, 1,68 m
- 1,70 m, 1,73 m. 1,75 m
- 1,80 m

Vous pensez que c’est chiant de faire beaucoup de coupes différentes ? Franchement non, ça prend 15 sec de plus que de sortir le mètre est de placer un trait. On vous conseille de marquer la taille à l’arrière de vos lames. Ça vous évitera de tout remesurer si jamais vous vous mélangez les pinceaux (ou qu’un coup de vent fasse tout tomber…).

12. Couper les lames de terrasses aux bonnes longueurs
Tim se charge de couper les lames avec la scie circulaire, de noter leurs tailles à l’arrière (la face non rainurée) et je les plaçais dans l’ordre chronologique. On a préféré faire une par une (même si plusieurs lames mesuraient 1,65 m par exemple) car on peut avoir vite fait de se tromper.

13. Peindre les lames avec le saturateur
Avant de peindre : préparer le support. De notre côté, il restait un peu de sciure par-ci par là. C’est surtout de la résine blanche du bois et de la poussière que j’enlevais avec un torchon sec. Il ne faut pas négliger cette étape, cela prend un bon moment pour tout nettoyer.
Maintenant, on passe à la peinture.
Heureusement, que le rouleau existe. On avait peur que cela soit inefficace avec les stries du bois sur la partie recto, mais finalement, on s’en est bien sortis. J’ai eu peur de la quantité de travail de cette étape. En effet, toute seule, en utilisant le pinceau assez large, j’avais mis 1 h pour peindre la face d’un peu plus d’un panneau.



Sur cette partie, on a même eu un coup de main d’une copine, donc à trois, on a peint plus de la moitié de la palissade (le recto et les côtés) en 2 h environ : un qui nettoie avec le torchon, un qui dépose et étale grossièrement la peinture avec le rouleau et l’autre finalise avec le gros pinceau.
Nous avons choisi de découper en 2 sous étapes cette phase :
- Peindre un maximum de planche au recto avec la face rainurée, les tranches du côté et le dessus.
- Peindre le verso et la coupe du bas
Ce n’est pas une étape bien compliquée en soi. C’est répétitif, un peu ennuyant, mais ne nécessite pas trop de précaution. C’est du saturateur et pas de la lasure, s’il y a un brin d’herbe qui se colle, ça s’enlève facilement, même une fois séché. On essayait d’avoir un maximum de temps devant nous, car nettoyer les pinceaux, c’est barbant !
14. Placer les lames et visser sur les lambourdes
Une fois que les lames sont découpées, peintes, prêtes à être fixées, cela donne un aperçu du rendu final. Il est encore temps de se rendre compte si la hauteur des lames et le rendu final est cohérent.
On a entre-temps décidé de percer les embases côté jardin pour enfoncer une vis supplémentaires pour plus de stabilité des poteaux.


C’est parti ! Maintenant, on passe à la fixation des planches.
On se rend compte que des lames sont très clairement voilées, courbées, que ce soit sur la longueur ou la largeur. Pour cette étape, nous sommes deux, l’un va visser et tenir la planche. L’autre, tiendra la cale pour avoir un espace régulier entre les planches, décale la cale entre le muret et la planche, et va contrebalancer la force de la visseuse sur la lambourde afin de“rectifier” le voilage. Il faut bien forcer pour contraindre le bois. Ç’aurait peut-être pu se faire avec des serre-joints, mais ç’aurait surement pris plus de temps et il aurait fallu trouver un moyen de ne pas marquer le bois avec le serre-joint.
Alors pour essayer de “détendre” les planches, on suit l’ordre suivant :
- Placement de la cale sur le muret sur lequel repose la lame pour garder un jour et éviter la rétention d’eau sur le bois.
- Disposition de notre cale pour garder le même espacement entre les planches (on a utilisé une réglette en métal)
- On visse 1 vis sur 2 sur la lambourde du haut
- On visse 1 vis sur 2 sur la lambourde du bas pour rectifier au maximum le voilage.
- On visse la deuxième vis du haut puis du bas. C’est un peu sportif !



Budget pour cette palissade déstructurée
C’est là qu’on peut déchanter. Sachez qu’on a fait notre maximum pour comparer et acheter les matériaux souhaités les moins chers possibles.
Par exemple, nous n’avions finalement pas opté pour des planches de coffrage, même si cela aurait été un peu plus économique… Pourquoi ? Parce que les planches de coffrage ne sont pas traitées et qu’elles présentent souvent des imperfections, car seuls deux côtés doivent être lisses. On a préféré choisir un bois de meilleure qualité déjà traité et poncé et vu la masse de travail, c’est toujours ça de fait. Les lames de terrasse sont plus esthétiques et autoclavées. Ça leur assure une bien meilleure résistance dans le temps, ils peuvent être en contact régulier avec l’eau sans broncher et sont traitées contre les insectes qui se nourrissent de bois (termites et compagnie) et les champignons.
Nous avons également acheté de la quincaillerie et la peinture sur Amazon, soit pour des raisons économiques (les produit sont quand même souvent 20 à 50 % moins chères qu’en grande surface de bricolage) ou, soit parce que nos magasins aux alentours n’avaient plus rien en stock.
À noter, par ailleurs, que nous ne sommes passés par aucun artisan pour réaliser ce travail. Et sachez que si vous souhaitez faire de même, ne sous-estimez pas le travail à réaliser ^^.
On a fait les comptes et voici la note :
- les planches de terrasse en pin classe 4: 692€
- les lambourdes en pin classe 4 : 125€
- les poteaux en pin : 159€
- les embases : 83€
- les longues vis 6mm ⌀ sur 120mm (boîte de 100) : 25€
- 40 goujons d’ancrage inox (4 par embase) : 139€ (là, on a merdé, parce que sur internet, on aurait pu en avoir pour moins de 50€)
- les vis terrasse inox A2 torx 5mm ⌀ sur 60 mm (boîte de 500) : 49€
- les vis pour fixer les poteaux dans les embases 6mm sur 50mm (boite de 80) : 11€
- 1 bidons de 5L de saturateur haute protection V33 : 70€
- 2 équerres renforcées pour l’extrémité droite de la palissade : 4.30€
Soit un total de : 1357,30€ pour une superbe palissade de plus de 17 mètres de long.
Concernant les outils, on a emprunté aux parents et amis la scie circulaire, l’établi, la meuleuse et le reste, on avait déjà.
Le temps pour réaliser une palissade en bois de 17 m
Quand je pensais qu’en 1 weekend, c’était réglé, mais MDR la fille.
Ce que vous devez prendre en compte :
- Les conditions météorologiques : quand il fait plus 35°C ce n’était pas possible d’être dehors et fournir beaucoup d’efforts (et sur plusieurs jours…). Pensez à regarder la météo avant de vous lancer, car travailler le bois et le peindre sans avoir de place pour le stocker en intérieur me paraît une mission périlleuse. Du coup sur plusieurs jours, on a fait 2h le matin puis 2h le soir par exemple et encore. Donc c’est toujours un peu de temps de perdu pour voir où est-ce que nous en étions, réinstaller et enlever les outils nécessaires.
- La longueur de votre palissade : la nôtre fait 17 mètres, ce n’est pas extra long non plus, mais ça commence à faire pas mal de lames de terrasses à aligner.
- Le nombre de personnes à participer au projet : nous étions deux sur toutes les étapes de ce projet. Il y a des étapes sur lesquelles nous n’avons pas travaillé en même temps comme la peinture de la structure, la fixation des embases ou la création du motif de la palissade.
- La qualité des matériaux : punaise ce qu’on a perdu du temps à cause de ces embases un peu plus grandes que nos poteaux, les lambourdes légèrement voilées… Bref, on a perdu un peu de temps à chaque fois pour voir comment au mieux rectifier le tir.
- Le niveau de bricolage : si vous êtes déjà à l’aise avec une scie circulaire, que vous avez déjà percé des goujons d’ancrage dans du béton. Même si au bout du 2-3ᵉ on prend le pli, avoir un petit background de bricoleur peut aider. Il y a aussi d’autres qualités et compétences qui seront requis : la logique, le sens du détail pour un meilleur résultat, la condition physique.
- Les contraintes liées à votre environnement : de notre côté, nous n’avions qu’une partie où il était nécessaire d’avoir un escabeau pour fixer les lames par exemple. Si vous pensez faire une palissade au-dessus d’un muret mesurant plus d’un mètre, vous aurez certainement besoin d’un escabeau.
- Le niveau de motivation : imaginez deux groupes de personnes. Le premier, hyper motivés et contents de peindre 115 lames, YOUUPIIII ça va être génial et l’autre, qui fait la gueule à peindre ces p***** de planche sous un soleil écrasant. Vous imaginez leur rythme de travail ? Je pense que vous avez compris l’idée. Je pense que faire venir un copain donne aussi un peu plus de motivation et forcément, on va plus vite. Nous étions assez motivés, c’est plutôt la chaleur qui nous a cuit et, pas mal ralenti.
Voici le temps passé, encore une fois, nous étions deux :
- La réflexion du projet : se documenter sur les solutions possibles, évaluer les coûts, la faisabilité, voir la disponibilité des matériaux, le motif souhaité, lister les outils nécessaires pour éviter de se retrouver comme des cons le jour J, les solutions de fixation par rapport à sa base… Tout ça, ç’a pris beaucoup de temps. 2 semaines (nous travaillions sur cette période), en comptant les visites en magasin pour recueillir des conseils, avoir un devis, se rendre compte qu’ils n’ont pas ce qu’il faut, payer…
- Enlever le grillage, meuler les piquets et fixer les embases : 4h.
- Mettre en place toute la structure : 1,5 jour
- Peindre la structure : 2h
- Peinture recto et verso des planches : 7h
- Fixer les planches : 8h
On n’a pas vraiment chronométré et ça nous paraissait bien plus long parce que nous ne travaillions que 3 à 4h par jours quand il faisait trop chaud. Mais je pense que ça vous donne une bonne idée du temps que ça peut représenter. En gros, comptez grand minimum 3 jours non-stop à deux en bossant à fond toute la journée.
Bon, j’ai été un peu plus loin que le temps que ça pouvait prendre. Cela comprend le temps de travail, le rangement et le nettoyage des outils. Je voulais vraiment insister sur tous les paramètres qu’il faut anticiper au maximum pour vous préparer. La préparation permet aussi d’être plus confiant dans son projet, avoir tous les outils au bon moment et moins douter quand vous allez commencer à couper et à visser.
Le comble dans tout ça, c’est que notre voisin est menuisier. Mais entre ses vacances et les nôtres, on a préféré démarrer sans attendre ses “potentiels” disponibilités. Nous étions assez pressés, car nous avions besoin d’un brise-vue avec Samy (notre chienne) qui aurait râlé en voyant les enfants des voisins courir dans tous les sens.
Vous avez des questions par rapport à ce projet ? On sera ravie de vous répondre.
Alors que pensez-vous du résultat final ? On travaille ça joli et occultant ! On a hâte de revoir notre jardin vert et arboré ce côté du jardin pour rendre le tout plus attrayant !
J’espère que ces explications étaient assez claires, mais n’hésitez pas à nous poser en commentaire vos questions !.






Un grand bravo pour, d’une part tout le travail et le magnifique résultat et, d’autre part, pour avoir eu le courage de faire tout ce reportage avec photos à l’appui. J’espère que vos voisins ont apprécié !!!
Merci beaucoup Gisèle pour ce commentaire !
C’est vrai qu’on a essayé de faire un maximum de photos, j’espère que c’est assez clair pour pouvoir reproduire et aider les prochains à faire une belle palissade en bois !
Super Tuto!
Je cherchais un système pour poser mes lambourdes sur le poteau principale sans perdre en profondeur et votre système d’entaille pour intégrer le poteau est une très bonne idée, je vais faire ça!
Merci
Merci Samuel,
C’est une option parmi d’autres. On avait aussi pensé à utiliser des équerres, ce qui aurait pu le faire, mais la méthode que nous avons choisie était plus économique.
Bon bricolage de palissade 🙂
excellente idée,
je souhaite réaliser la même chose avec du pin douglas!
merci pour le tuto
Bonjour Samuel,
Merciiiii. Avec le pin douglas (et d’ailleurs c’est valable pour tous), vérifie bien que les planches soient le moins courbées possibles
A très vite ! Et si le coeur t’en dis, n’éhsite pas à m’envoyer ta photo finale pour que je puisse la rajouter à l’article
Bonjour,
Merci pour ce tuto qui m’a été très utile pour mon projet de palissade.
Au final, je souhaiterais savoir si vous avez gardé les chapeaux de poteaux et si vous avez diminué l’épaisseur des lames au niveau des embases pour éviter la surépaisseur provoquée par les vis et le métal?
Merci à vous!!
Bonjour,
En effet, cela provoque une sur-épaisseur et du coup, ça ne permet pas vraiment aux lames de terrasses d’être fixé le plus droit et collé contre la structure.
De ce fait, on les a enlevés dès qu’on a commencé. Ce qui nous dérange pas tellement, car on n’est pas dans une région très pluvieuse. Je n’aurais pas d’autres solutions à proposer. Bon courage !
Bonjour,
Merci beaucoup pour ce partage vraiment complet de votre construction de clôture !
Est-il possible d’avoir un retour sur son vieillissement et sa résistance aux vents depuis son installation ?
Nous sommes dans une zone venteuse et en pleine terre, c’est notre point d’inquiétude principal.
Bientôt 2 ans que la palissade est en place, elle n’a pratiquement pas bougé. J’ai simplement resserré quelques boulons qui ne devaient pas être assez bien serrés. Et on mettra sûrement un coup de saturateur cet été, mais le bois s’est très légèrement éclairci, ça pourrait attendre encore un an ou 2 peut-être.
On a aussi des rafales à plus de 80Km/h assez régulièrement en hiver et pour l’instant tout va bien. Elle bouge un peu, mais pas de quoi l’arracher 🙂