Sables noirs et sel blanc


Lors de notre séjour en Indonésie, nous avons visité une exploitation familiale de sel marin. On nous a expliqué le processus de récolte pour mieux comprendre le fonctionnement de l’exploitation.

Lors de notre excursion d’une journée à l’est de Bali, nous avons fait un arrêt pour découvrir à l’improviste cette production familiale de sel marin. Du coup on ne saurait pas dire exactement où c’était mais c’était sur la côte nord-est non loin d’Amed. De toute façon, peu importe l’endroit précis puisque vous en trouverez forcément le long de la route en longeant la côte. La plupart indiquent leurs productions avec des panneaux pour faire venir les touristes un peu curieux. Il suffit de vous présenter, on vous fera une petite démo et bien sûr, on vous proposera de partir avec du sel de l’exploitation.

Il s’agissait d’une production très modeste. A peine arrivés, le chef de famille nous accueille avec un grand sourire, l’air enjoué et nous explique le fonctionnement de la production dans un anglais tout à fait correct. Même si certains mots nous échappent à cause de l’accent, il n’hésitait pas à faire de grands gestes pour accompagner son explication. Il nous montre ensuite un membre de sa famille en train de récupérer de l’eau de mer pour nous montrer exactement comment ça se passe.

Etant donné qu’ils y ont mis du leur, je me dois de vous faire un petit topo.

La première étape consiste à récupérer de l’eau à l’aide de deux gros sceaux reliés à un bâton. Une fois les sceaux remplis, il porte le tout sur ses épaules. Il marche rapidement car c’est lourd bien sûr, mais aussi parce que le sable noir est brûlant et que les sceaux sont troués.

Si le sable est noir, c’est à cause de l’origine volcanique de l’île. La lave s’est érodée avec le temps et l’île s’est dotée de magnifiques plages de sable noir.

demonstration-sel-marin-bali

Puis, il déverse l’eau de sur le sable dans une zone bien précise. La seconde étape consiste à ramasser le sable humide, riche en sel grâce à l’évaporation de l’eau. Une activité qui dépend bien évidemment de la météo, l’homme que nous avons rencontré nous disait que deux beaux jours ensoleillés suffisent pour récolter le sable. La troisième étape est la filtration du sable ramassé à l’aide d’une sorte de gros tonneaux en bois et de filtres en bambou.

filtre-sel-marin-bali

Ensuite, l’eau hyper concentrée en sel est déversée dans des troncs de cocotiers évidés et exposés en plein soleil. Avec la chaleur, l’évaporation opère et apparaissent alors les cristaux de sel.

process-sel-marin-bali

L’avant-dernière étape consiste à récupérer les gros grains de sel à l’aide de la moitié d’une noix de coco évidée. Le monsieur tenait absolument à ce qu’on essaye, il était trop marrant. Et hop ! il met son chapeau sur la tête de Tim.

Enfin, la dernière étape consiste à attendre tranquillement que les paniers jouent leurs rôles de filtre pour faire écouler l’eau.

PS : Avez-vous remarqué que le monsieur porte un t-shirt avec deux personnes dessus ? En fait, c’était une période où il y avait des élections au niveau cantonal. Du coup, il y avait partout des affiches avec les visages des politiciens à l’entrée et en sortie de village, à vrai dire un peu partout sur le territoire concerné. Les candidats n’hésitent pas à offrir des t-shirts pour faire la promotion de leurs partis.

Nos conseils pratiques

Visite

  • La visite n’était pas payante, nous avons acheté à la fin de la visite une noix de coco évidée avec une poche de sel. Il a proposé 40 000 IDR (un peu moins de 3€ et quelques) nous n’avons pas cherché à négocier. C’est comme ça qu’ils se rémunèrent.
  • Il faut compter une petite demie-heure de visite, après tout dépend de votre curiosité sur le sujet 🙂

Cet article vous a plu ? Un petit coup de pouce nous le fera savoir et nous encouragera à enrichir ce blog :)

Laisser un commentaire

Votre adresse de messagerie ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *