Qu’est-ce qu’on mange en Argentine ?


Les Argentins sont plutôt fiers de leurs produits fétiches (comme tout bon français n’est-ce pas ? aaaah le fromage). Plusieurs produits et spécialités gastronomiques sont incontournables en Argentine. Le maté, l’asado, les alfajores… nous vous délivrons un échantillon de ce qui peut bien se manger en Argentine. Mention spéciale pour les spécialités culinaires du côté sucrée avec le dulce de leche !

Spécialités culinaires salées d’Argentine

La viande de boeuf

L’Argentine est connue pour sa viande d’une tendreté exceptionnelle. Il s’agit notamment de la viande de bœuf, mais l’agneau n’est pas en reste. On en parle un peu plus bas.

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Les Argentins étaient jusqu’en 2010, parmi les plus gros consommateurs de viande bovine au monde. Plus de 56 kilos de viande par personne et par an, contre 60 kilos pour les Uruguayens un des pays voisins. Pour vous donner une idée, nous consommions, en France, en moyenne 25 kilos de viande bovine par habitant en 2011. En 2009, les Argentins consommaient autour de 68 kilos par an ! Cette diminution de la consommation n’est pas seulement due à une prise de conscience écologique ou environnementale, mais par une période de sécheresse. L’agriculture a connu une terrible crise en voyant ces bêtes mourir de soif. Ensuite, les prairies sont devenues peu à peu des rangées sans limites de soja. Enfin, d’autres agriculteurs se sont eux aussi laissés tentés par le soja (plus de 50% OGM). Bref, la viande a subi une hausse des prix et voit à ce jour une constante inflation due à la situation économique du pays.

Du coup, autrefois il était normal de manger un bon asado en fin de journée ou de la viande a la parrilla (viande grillée). Aujourd’hui ce luxe est davantage réservé aux week-ends et aux occasions spéciales.

Peu à peu, les Argentins prennent également conscience que manger autant de viande n’est pas très sain. Oui, parce que nous l’avons vu au niveau des chiffres, mais aussi en réalité, ils ne lésinent pas sur la quantité. Pour un asado (barbecue) entre potes, ils n’hésitent pas à calculer 500 grammes de viande par personne comme minimum.

Combien coûte la viande en Argentine ?

Pour un asado, on peut demander au boucher quelles sont les offres du moment. Par exemple, celle-ci peut être composée de 3 kilos de viande rouge, 1 kilo de saucisse et 1 kilo de boudin noir. Le tout peut coûter autour de 370 pesos argentins.

L’agneau patagon

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« El cordero Patagonico », c’est aussi l’un des musts de la viande proposée en Argentine et de façon générale en Patagonie. Un Argentin vous dira que l’agneau que vous retrouvez à Puerto Madryn est bien différent à celui de la région de Terre de Feu. Pour avoir testé, ce n’est pas faux ! Et encore bien plus différent à celui Chilien (ah ah, bien évidemment). Pourquoi ? Cela se joue notamment au niveau de l’herbe que mangent les moutons. En Terre de Feu, les moutons ne sont pas aussi gras que dans d’autres régions. Il n’y a pas beaucoup d’herbes et celle-ci n’est pas « grasse ». Il y a la proximité des moutons avec la mer comme nos fameux moutons des prés-salés au Mont-Saint-Michel :). Ce sont, entre autres, ces éléments qui changent la saveur de l’agneau.

 Le mouton a été apporté par les Européens et il a été largement élevé dans toute la partie Sud du pays. Ils sont certainement plus adaptés que nous pour vivre sur ces terres parfois très froides et balayées par des vents très violents. On commence à en connaître un rayon sur les moutons de Patagonie avec notre volontariat dans une estancia au sud du Chili. Non, blague à part, c’est impressionnant le nombre de « points blanc » que l’on peut voir dans les prairies patagonnes.

Eh puis sinon, nous on adore l’agneau de Patagonie qu’il soit préparé à l’asado (barbecue) ou au four. Juste un délice, c’est d’ailleurs un peu triste de dire ça en pensant aux petits bébés moutons 🙁 

La milanesa

milanesa napolitana argentine specialite
© Los viajes del Cangrejo

Traduction : Escalope à la milanaise. Je vous entends déjà vous dire, « ah oui l’escalope Milanaise je connais, c’est Italien ». Eh bien… ce n’est pas faux ! Beaucoup d’Argentins sont des descendants d’Italiens depuis la diaspora italienne (1860 – 1920). On retrouve de nombreux produits et spécialités italiennes dans la gastronomie argentine. La milanesa, la version classique c’est une fine tranche de veau (parfois très fine), puis farinée, trempée dans l’œuf et enfin de la chapelure.

Les Argentins en ont toujours une milanesa dans le réfrigérateur ou le congélateur. On peut acheter une fine tranche de viande chez le boucher du quartier ou l’acheter toute prête à être frite ou enfournée au four. On retrouve aussi régulièrement la milanesa de pollo (poulet). Elle peut s’accompagner d’une portion de frite, de purée ou encore (plus rarement) de salade.

Il y a plusieurs variantes de la milanesa. Il y a la milanesa napolitana, il s’agit d’une milanaise, accompagnée d’une tranche de jambon, une ou deux tranches de tomate, de la « mozzarella »  et beaucoup d’origan.

On peut aussi essayer la milanesa à la pizza, c’est-à-dire une escalope à la milanaise géante avec de la sauce tomate, beaucoup de fromage et d’origan. La milanesa remplaçant la pâte à pizza.

Pour tout vous dire, nous, nous ne sommes pas fans. Il est difficile de trouver régulièrement de bonnes milanesa. Souvent trop grasses, trop salées, trop fines à notre goût. Voilà c’est dit !

Une milanesa napolitana servie avec des frites coûte entre 290 et 330 pesos dans un restaurant. 

L’asado

Pour clôturer le chapitre sur la viande, l’une des spécialités de l’Argentine c’est le fameux « Asado ». C’est un barbecue, qui favorise la cuisson lente (2-3 heures) de grosses pièces de viande. L’asado est parfois accompagné par une salade de pommes de terre à la mayonnaise. Mais attention cela reste avant tout un repas de … viande 🙂 Comment préparer un asado à la sauce Argentine ? De quoi il s’agit exactement ? On vous en parle sur notre article dédié à l’asado.

D’autres spécialités existent autour de la viande. El chivito, de la chèvre cuite « al palo », c’est-à-dire à la broche avec une cuisson très lente. Pour goûter au chivito, on dit que les meilleurs se trouvent dans la région de Cordoba et San Luis.

Le chimichurri

C’est une sauce qui accompagne généralement la viande préparée à l’asado. Une sauce constituée principalement d’herbes aromatiques coupées finement. Elle est composée d’ail, de laurier, d’oregan, de vinaigre de vin… Retrouvez la recette de la sauce chimichurri par ici.

Les empanadas

De petits chaussons farcis frits ou cuits au four. Il existe des dizaines de variantes, néanmoins les plus communes sont les empanadas à la viande (carne), au fromage (queso) et jambon fromage (jamon y queso). Les meilleures que nous avons mangées, c’était dans le Nord-Ouest argentin. Nous avons aimé leurs côtés savoureux et parfois un peu piquant. Il y a les empanadas au quinoa mélangé à du fromage et plusieurs condiments, nous avons adoré ! Bien souvent, les commerçants différencient le design du chausson pour distinguer les saveurs.

Les empanadas, c’est l’idéal pour manger sur le pouce, en trek ou encore en pique-nique. Ils se vendent par douzaine ou à l’unité. Nous avons adoré ceux proposés par l’un des nombreux stands du Patio del Empanadas à Salta ou bien dans le village de Tilcara.

Si vous voulez vous aussi faire des empanadas, retrouvez la recette des vraies empanadas par ici.

Combien ça coûte une douzaine d’empanadas ?

Le prix varie dans la zone où vous achetez ces petits chaussons. Dans le nord Argentin, ils seront plutôt autour de 120 la douzaine à apporter (plutôt 170 si vous commander dans un restaurant), tandis qu’en Patagonie il faut compter 180-200 et enfin à Buenos Aires, plutôt 200-220 pesos argentins.

La pizza

Héritage de la gastronomie italienne, on retrouve en Argentine, des pizzas aussi bien avec des pâtes de 3 cm d’épaisseur (et je n’exagère pas !) qu’avec des pâtes toutes fines croquantes. Les Argentins ont d’ailleurs l’habitude de préparer leur pizza à la maison. Soit, ils cuisinent la pizza de A à Z soit ils achètent la pâte toute prête avec un peu de tomate dessus (prepizza) au supermarché.

Il y a de nombreuses épiceries dans les grandes villes offrant des pâtes fraîches et sauces aux saveurs italiennes.

pizza carlos pelligrini specialite argentine

Combien coûte une pizza ?

Tout dépend du restaurant bien évidemment, mais comptez entre 170 à 220 pesos argentins pour une pizza de taille moyenne. Une pizza à emporter dans un fast-food de qualité moyenne avec une boisson gazeuse d’un litre coûte autour de 150 pesos argentins.

Le choripan

Un sandwich constitué d’une saucisse grillée, de sauce chimichurri ou de sauce criolla (sauce à base d’oignon et de piment effilé). On peut l’agrémenter selon les produits du commerçant, avec une feuille de salade ou des rondelles de tomate par exemple. Une spécialité argentine du côté fast-food.

On peut acheter un choripan dans un restaurant fast-food autour de 45 pesos argentins. 

Le guiso

Il  y a plusieurs plats que nous retrouvions dans les marchés, ou bien chez nos hôtes couchsurfing. Nous avons aimé les guisos (les ragoûts) composés de lentilles, d’émincé de bœuf, de tranches de lard, des haricots rouges, de la courge…  Il existe plusieurs variantes, l’idée est d’avoir une base (dans ce cas les lentilles) formant presque une purée avec les légumes et agrémenté de morceaux de viande. Le tout est cuit à la cocotte-minute. Le Locro est un plat traditionnel de type « guiso ». Il est souvent servi lors des fêtes nationales du pays (25 mai, 9 juin…) et occasions spéciales. Encore une fois, il y a plusieurs variantes de ce plat. Le locro traditionnel comporte des morceaux de viande avec des os, des intestins et d’autres abats de bœuf, des pommes de terre, de la courge, de la saucisse et est servi avec beaucoup de sauce.

C’est dans des comedores (restaurant familial) ou dans les marchés du Nord argentin que nous avons pu apprécier ce type de plat pour environ 60 pesos argentins.

Après quelques mois passés en Argentine, nous avons largement préféré les saveurs du Nord-ouest argentin avec ces plats variés et condimentés comme on les aime. Il y a aussi du côté de la région de Misiones (les chutes d’Iguazu) où nous avons adoré mangé des fruits savoureux venant directement de la selva (jungle).  Chaque région présente quelques spécialités culinaires, nous avons bien aimé le pastel de papa (gâteau de pomme de terre) de Mendoza. Celui-ci est réalisé avec de fines tranches de pomme de terre, de la viande hachée, des raisins secs, parfumé à la cannelle et le tout doré au four. Les humitas et tamales qu’on peut goûter dans le Nord-Ouest argentin ont plutôt une influence bolivienne et péruvienne. Nous avons aussi aimé retrouver de bonnes olives dans la région de la Rioja et de San Juan.

Les douceurs d’Argentine

Je suis plutôt « sucrée » et on ne peut pas dire que j’ai étais déçue. On m’a dit avant de partir en Argentine « tu verras leurs facturas, c’est méga bon, j’ai grossi à cause de ça ». C’était pour moi du chinois, c’est quoi les facturas ? des factures … ? oui parce que ça veut dire aussi facture. On vous dit de quoi il s’agit et on vous parle des incontournables douceurs d’Argentine.

Le dulce de leche

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© Kai Hendry

Le dulce de leche, hummm.  C’est une pâte à tartiner réalisée à partir de lait et de sucre. Parfois, ils utilisent directement du lait concentré. On peut parfois trouver ça assez vite écœurant, car c’est bien sucré. Nous  avons eu l’occasion de tester plusieurs marques industrielles de ce produit (qui elles ne se gênent pas pour ajouter des arômes artificiels et des conservateurs). Notre préféré est «Dulce de Leche, Estilo Colonial » de la marque Serenisima. Mais le meilleur dulce de leche bien sûr, c’est le Dulce de Leche artisanal. Les Argentins avaient tendance à nous répéter que les meilleures c’était ceux qui avaient un emballage en carton et ensuite il s’agit de ceux en bocaux (bon à mon avis, maintenant c’est plus du marketing qu’autre chose, mais on teste). Je me souviens d’une fabrique artisanale qui nous a juste fait saliver pendant des jours et des jours.

Nous adorions faire des crêpes et les accompagner avec du dulce de leche. Ah oui pour l’anecdote, les étrangers, dont les franchutes (nous), ont tendance à prononcer « dulche de leche » voir même « dolche ». Une erreur peut être due au « dolce » Italien ?

 

Combien coûte un pot de dulce de leche ?

La version industrielle en pot de 400 grammes coûte entre 30 et 45 pesos. Nous avons adoré le dulce de leche artisanal « La Mimosa » produit par la « Queseria de la Pampa ».

Les facturas

On pourrait dire que « las facturas » signifient les viennoiseries. On dit adieu à nos pains au chocolat et à nos croissants au beurre, bienvenidos a la medialuna (mini croissant), factura con dulce de leche ou dulce de membrillo (confiture de coing). Allez directement à la panaderia (boulangerie) pour tester ces fameuses viennoiseries. Elles ne sont pas forcément réalisées de la même façon d’une panadaria à une autre. Globalement on retrouve plutôt des facturas à partir d’une pâte un peu briochée garnie d’une crème ou bien d’une confiture (ou les deux à la fois).

Il y a la Vigilente, elle ressemble à la medialuna, mais celle-ci est garnie de crème pâtissière (très similaire à celle de nos boulangeries françaises) et une pointe de confiture de coing.

L’une de mes préférées, la Bolita ou encore bola de fraile. Un beignet coupé en deux garni généralement de dulce de leche ou de la crème pâtissière (très light !). Ce beignet est recouvert de sucre glace.

On peut manger partout de bonnes facturas en Argentine. J’ai adoré celles de Buenos Aires et celle de la ville de Cordoba. À Cordoba, il y a des boulangeries à tous les coins de rue et la qualité était au rendez-vous ! Difficile de résister !

Les alfajores

alfajore specialite culinaire dulce de leche

Les alfajores, le dessert typique argentin. C’est un petit gâteau composé de deux ou trois biscuits et d’une ganache permettant de lier les biscuits. Il existe plusieurs recettes de ces fameux alfajores.

Le classique l’alfajor c’est la version artisanale. Le biscuit est réalisé à partir de blanc d’œuf, de sucre et de farine. Il y a plusieurs écoles, ceux qui mélangent la farine de blé avec de la farine de maïzena d’où la couleur parfois un peu orangée/jaune du biscuit. Tandis que d’autres préfèrent seulement les biscuits à base de farine de blé ou à base de farine de maïzena.

Nous on préfère quand c’est moitié – moitié, parce que la version farine de blé, il faut s’accrocher pour ne pas s’étouffer. Un verre d’eau est obligatoire. Ah ah, petite blague, mais c’est en réalité du vécue.

La ganache du traditionnel alfajor c’est le dulce de leche ! On le retrouve aussi avec de la confiture de coing ou autre. La tradition veut que sur les contours de l’alfajor, il y ait des copeaux de noix de coco.

Une fois cuit, le biscuit est parfois stocké plusieurs semaines. Il se ramollit et donne une meilleure texture à l’alfajor. Un vrai délice !

Il y a plus de 35 versions industrielles. Il est donc difficile de faire son choix. Nous avons donc mené l’enquête auprès des Argentins pour savoir quel était le meilleur. Les Argentins sont unanimes, ce sont les Cachafaz et les Havanna. Comme la plupart des alfajores industrielles, ils ont un glaçage au chocolat et une ganache chocolatée parfumée avec un zeste d’orange.

Combien coûte un alfajor ?

L’Alfajor Havanna est à 30 pesos argentins. Une douzaine d’alfajores artisanaux peut revenir à 210 pesos argentins.

La glace

Combien de fois nous avons été étonnés par les goûts savoureux et parfois surprenants de la glace en Argentine ? Presque tout le temps ! Ok, il nous est arrivé de tomber sur les mauvaises heladerias (glacier) soyons honnête, mais quand on goûte aux vraies glaces Argentines waouh !!

Je dirais que le mieux c’est de demander conseil aux habitants pour avoir leur recommandation du meilleur glacier du coin. On peut vous donner tout de même quelques adresses où la glace artisanale est à l’honneur. À Puerto Iguazu, nous n’avons pas été déçus par Duomo, glacier situé en face du terminal de bus de la ville. À Mendoza, nous avons adoré les goûts proposés par le glacier F.Soppelsa. Et enfin, retrouvez nos adresses de glacier à Bariloche sur notre article.

Il existe des chaînes spécialisées dans la vente de glace. Il y a les boutiques Freddo qui proposent des glaces plutôt haut de gamme. Il y a le glacier populaire Grido, moins onéreux, mais la qualité n’est pas vraiment au rendez-vous.

En Argentine, la glace est souvent achetée en centaines de grammes ou en kilos, on achète les cônes si on le souhaite et ensuite on emporte le tout chez soi.

Dulce de membrillo

Il s’agit d’une gelée de coings. Les Argentins ont l’habitude de marier cette gélatine avec le fromage.

Perso, je déteste. Non pas l’idée du mariage, mais la gélatine industrielle (la plus souvent consommée) était très très sucrée et n’avait pas vraiment le goût du coing. Ou alors il faut bien chercher.  À retenter avec la version artisanale.

Les empanadas sucrées

empanadas sucrees spcialite gastronomique

C’est une spécialité que l’on retrouve dans le Nord-Ouest argentin. Ce sont des petits chaussons de pâte sablée garnie d’une confiture de courge à filaments appelée courge de Siam (ou Cayote en Argentine) rappelant étrangement la courge spaghetti. L’empanada est glacée sur le dessus.

Dulce de cayote

Une confiture réalisée à partir de la même courge de Siam. J’ai goûté à la version  faite maison un peu plus light en sucre, même si au début le goût est un peu étonnant, je suis devenue une adepte ! Un produit très répandu dans le Nord-Ouest argentin (surtout dans les provinces de Salta, Jujuy…).

confiture cayote argentine specialite

En Argentine, le dulce de leche est un ingrédient fondamental des pâtisseries, des viennoiseries et des sucreries produites en Argentine. Il y a le Mil Ojas (mille-feuille) version Argentine garni de dulce de leche, le tiramisu au dulce de leche, le pionono au dulce de leche (génoise roulée au dulce de leche)…

En image, un stand de rue à Salta où le dulce de leche se trouve dans tout les types de biscuit :

sucrerie salta specialite sucree argentine

Boisson d’Argentine

La Yerba maté

kit mate herbes boisson traditionnelle argentine recipient thermos bombilla

La yerba maté ou plutôt la « cherba maté » avec la prononciation argentine, en français on n’appelle ça de l’herbe à maté. C’est la fameuse « herbe » que les Argentins utilisent pour boire leurs matés. On a écrit un article dédié au maté, quelles sont les vertus du maté ? Comment préparer un maté ?  D’où vient l’herbe à maté ? On explique le rituel de consommation du maté … Le maté est produit sur une large zone dépassant les frontières paraguayennes, uruguayennes, brésiliennes et évidemment argentines. Tous ces pays sont d’ailleurs consommateurs de maté. Certains le consomment différemment en y ajoutant d’autres herbes ou même avec de l’eau glacée, on appelle alors ça le terere (prononcer téréré).

Le maté, c’est assez amer et c’est vrai que ça peut paraître assez fort et chaud la première fois qu’on le goûte. Je ne suis moi-même pas adepte du thé (c’est ce qui se rapproche le plus à ce type de boisson) je suis devenue presque aussi accro qu’une Argentine. Il suffit de trouver l’herbe qui vous convient et de s’asseoir avec des Argentins :). Il est souvent consommé avec des facturas, ou des biscuits appelés les Don Satur (un classique).

Combien ça coûte un paquet de maté ?

L’herbe maté varie beaucoup selon la marque du paquet. Le paquet de Yerba Mate Amanda (marque moyenne) de 1 kg vaut 59 pesos argentins.

Le vin

vin argentin boisson argentine 1

Un Argentin vous parlera sûrement des incroyables saveurs du vin de son pays. L’Argentine a longtemps produit du vin, mais la qualité était assez douteuse. Ce sont les franciscains venus d’Europe (et plus particulièrement d’Espagne) qui ont emporté leurs cépages. La production de vin s’est développée et surtout améliorée. Il y a peu de temps, l’Argentine était 5ème producteur de vin au niveau mondial.

Nous avons beaucoup entendu parler du Malbec. C’est ce qui est appelé chez nous le « côt » originaire de la région de Cahors. Ce cépage a été implanté au milieu du 19ème siècle par un agronome français. Il s’agit du cépage le plus exporté d’Argentine.

À savoir :

Lorsque nous demandions de quel vin il s’agissait aux Argentins, ils nous répondaient par « Malbec » ou « Cabernet ». Par le nom du cépage donc. Ce qui nous chamboulait un peu au début, puisque nous avons plus l’habitude en France de choisir nos vins par sa provenance et enfin son cépage. « Ce soir, je vais me boire un petit bordeaux »  par exemple hihihi.

Les vignes sont produites dans des régions plutôt sèches avec un temps clément toute l’année. Bordées par les Andes, elles bénéficient généralement de l’eau par les systèmes ingénieux d’irrigations mis en place dans la région (Mendoza notamment). Du coup, en contrôlant parfaitement l’eau, les viticulteurs argentins maintiennent l’apport d’eau pour leurs vignes chaque année. Ce qui produit des crus plutôt réguliers au fil du temps. Les faibles précipitations évitent aussi de nombreuses maladies.

Malheureusement j’ai une terrible nouvelle à vous annoncer… un sacrilège pour nous français, en tout cas pour nous. Ils ont tendance à couper le vin avec de l’eau gazeuse, des sodas (type coca-cola, orangina…). OK, ils ne le font pas tous. Mais ils sont quand même nombreux à le faire. Combien de fois on nous l’a proposé, ou nous l’avons vu. Sacrilège ! Remettons-nous donc de nos émotions. Ils ne coupent pas forcément que du vin de « table », mais aussi de très bons vins.

Imaginez-nous, dans notre volontariat en viticulture. Le propriétaire produisait son propre vin bio. Et franchement on le trouvait plutôt bon, heureusement, puisque nous en avions tous les jours à table. Par contre, il le coupait lui aussi avec de l’eau gazeuse…

Néanmoins, les personnes qui apprécient le vin ne le coupent pas forcément  avec de l’eau et à Buenos Aires nous n’avons pas assisté à ce mélange (massacre)… Vous l’aurez compris vous serez peut-être témoin de cette étrange coutume.

Le Fernet

Fernet argentine boisson spcialite
© Luiscardo

Bien plus répandu chez les jeunes Argentins que les adultes, le fernet est un indispensable des soirées en Argentine. Le Fernet, venu d’Italie, est un mélange de plantes (myrre, orange, sauge, menthe, safran, laurier…). Il est généralement consommé avec du cola.

Le Fernet avec coca est vendu à 100 soles dans les bars. Une bouteille de 750 ml dans un supermarché est vendue entre 80 à 110 pesos selon les marques.

Les bières

Plusieurs bières industrielles sont vendues en Argentine. La plus populaire et assez légère, c’est la Quilmes. L’équivalent de notre Heineken ou de la Kronenbourg en France.  Celle que nous apprécions le plus, c’est la Patagonia. La brune et la blonde étaient nos petites préférées 🙂

Concernant les bières artisanales, il y a l’embarras du choix. Surtout que depuis ces dernières années,  de nombreuses microbrasseries de bières artisanales ont ouvert. Un peu partout dans le pays, on peut trouver de la bière artisanale.

Néanmoins certaines régions proposent une qualité et diversité de bière impressionnante. À El Bolson est produite une grande partie du houblon d’Argentine. Du coup, à El Bolson, Bariloche, ou la ville de Neuquen nous avons testé plusieurs bières artisanales. À vous de tester !

Combien peut coûter la bière en Argentine ?
Une pinte en pression dans un bar revient autour de 80 pesos. Si vous commandez une bouteille de Patagonia ou de Corona en format 710 cc dans un bar, cela peut revenir à 160 pesos.

Et vous, qu’est-ce que vous tente ? Partagez vos coups de cœur de la gastronomie Argentine en commentaire 🙂

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Le Dulce De Leche En Argentine

Un Alfajor Argentin Avec Du Dulce De Leche

specialite culinaire argentine

Specialités Argentines Alimentation

L'empanadas, Une Des Spécialités En Argentine

Qu’est-ce qu’on mange en Argentine ?
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Commentaires

  1. Merci de ce partage complet, savoureux et bien écrit.

  2. Nous qui revenons d’un périple de 5 semaines en Argentine, nous avons particulièrement appréciés les locros servis à Humahuaca, un vrai délice

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