10 choses à savoir avant de faire du stop en Argentine


L’Argentine c’est un pays 5 fois plus grand que la France, cela implique parfois de parcourir de grandes distances pour aller entre différents points d’intérêts. Notre première expérience d’auto-stop à l’étranger, c’était en Argentine. Nous savions qu’il était possible de se déplacer de cette façon, mais nous ne connaissions pas encore toutes les astuces et les caractéristiques de cette pratique au pays des gauchos. Après ces milliers de kilomètres parcourus en Argentine, nous aimerions vous partager nos conseils pour que vous puissiez faire du stop dans les meilleures conditions. Nous sommes certains qu’avec ces informations vous partirez plus sereinement et vous pourrez mettre toutes les chances de votre côté !

Le stop est populaire en Argentine

Les transports les plus répandus sont le bus et … l’auto-stop ! Ce mode de déplacement est très largement utilisé pendant la saison touristique et de façon générale, toute l’année par les jeunes voyageurs de toutes nationalités. Vous avez l’intention de parcourir la Patagonie en levant le pouce entre novembre et mars, le nord-ouest entre juillet et août ? Sachez que vous serez loin d’être la seule personne à avoir eu cette idée. Cela dit, ça peut être une aubaine pour les personnes qui ont envie de rencontrer du monde sur la route et faire un bout de chemin ensemble. Soyez donc rassurés, à moins de (vraiment) sortir des sentiers battus, vous ne vous retrouverez pas seuls sur la route. Le point « négatif » de cet engouement pour le stop, c’est le fait de se retrouver parfois très nombreux au même endroit. Le pouce levé est le bon signal pour indiquer que l’on fait du stop. Les Argentins ne s’attendent pas à être payés, ils le font généralement pour rencontrer du monde et faire passer le trajet plus rapidement.

Nos conseils pratiques

On vous conseille vivement de partir tôt de votre hébergement pour commencer à faire du stop tôt dans la matinée. Vous aurez la chance de choisir le bon spot et d’être (normalement) le(s) premier(e)s. D’ailleurs, lorsque nous arrivions quelque part, il nous arrivait de jeter un œil aux différents points stratégiques que les autres auto-stoppeurs utilisaient. Faites les Sherlock Holmes, observez si le spot est vraiment idéal.

Les distances sont énormes

Un aspect très important du stop en Argentine. Il est possible de n’observer aucune trace de civilisation (autre que la route bien sûr) pendant plus de 400 kilomètres consécutifs, ni de station à essence, ni d’arrêts d’autoroute, seulement la pampa. Peut-être croiserez-vous un poste de police et encore. L’avantage de ces longues portions de route, c’est de pouvoir accomplir en général beaucoup de distance avec un seul et unique véhicule. Pas besoin de changer de voiture ou de camion tous les 15 kilomètres. En parlant de camion, c’est souvent ce type de véhicule qui parcourt de très longues distances (parfois très lentement aussi). Bon à savoir,  j’en parle plus loin, mais tous les chauffeurs poids lourds ne peuvent pas prendre de passagers. Du coup, est-ce que cela implique d’avoir une tente ? Que dois-je prévoir ?

Nos conseils pratiques

Nous vous conseillons tout d’abord de commencer vos expériences d’autostop tout doucement pour prendre les bons réflexes et apprendre petit à petit de vos erreurs sur la route. Pour gérer les longues distances, nous préférons parfois nous arrêter dans une ville sans grand intérêt, en faisant une pause chez de charmants Argentins en Couchsurfing et reprendre le lendemain notre chemin. Nous disposions d’une tente, néanmoins, en anticipant un peu nos déplacements et nos plans B nous n’avons pratiquement pas eu besoin de nous en servir sur la route. Il faut également prévoir à boire, de quoi grignoter, être bien couvert pour affronter le vent de la Patagonie et la baisse des températures.

Ne pas parler espagnol n’est pas un problème

« No hablar espagnol » (avec un accent bien français). Les Argentins qui vous accueilleront dans leurs automobiles n’en tiendront pas rigueur, ils sauront se montrer patients et il se peut qu’ils veuillent pratiquer leur anglais avec vous (et même le français !). Toutefois, il est assez rare de communiquer avec eux en anglais, donc oubliez « el inglès » et troquez-le pour « el castellano » (voilà deux nouveaux mots ! profitez-en, c’est gratuit). Lorsque nous avons atterri à Buenos Aires, notre vocabulaire espagnol était très pauvre et nous avions seulement quelques verbes en tête. L’auto-stop, c’est LE moyen fun et ludique pour pratiquer l’espagnol.

Nos conseils pratiques

On vous recommande seulement avant de démarrer l’auto-stop de connaître quelques mots simples pour vous permettre de comprendre votre interlocuteur lorsque vous lui demanderez s’il peut vous déposer à votre destination. « Je vais à … », « êtes-vous d’accord ? » «Merci, je m’appelle … ». Munissez-vous d’un « g’palemo » et d’un mini dictionnaire pour commencer :).

Toutes les routes ne sont pas fréquentées

Antofagasta de la Sierra Catamarca Belen Argentine route avec vue sur les montagnes

Il y a à peine des trous sur la route

Nous ne sortons pas cette information de nulle part, c’est du vécu. Premier fait à savoir, c’est que toutes les routes ne sont pas en excellent état en Argentine. Du coup, les conducteurs préfèrent emprunter un itinéraire plus long de 200 kilomètres que de prendre la voie la plus directe, mais très endommagée. Toutes les routes principales sont bien indiquées sur Google Maps ou Maps.Me, cependant elles ne sont pas toutes fréquentées. Ce qui est bon à savoir lorsqu’on se retrouve en vadrouille en Argentine.

Nos conseils pratiques

Se renseigner auprès des habitants du coin ou de quelqu’un qui voyage souvent en Argentine. Essayez même de varier les sources d’informations, soit en interrogeant plusieurs locaux, soit en discutant avec des voyageurs que vous rencontrerez sur la route. Consultez les journaux régionaux (comme Patagonico pour la Patagonie), essayez à tout prix d’avoir des informations actuelles. Nous avions acheté un atlas routier sur place et on peut dire qu’il nous a bien servi !

Le réseau routier n’est pas très développé

Ce qui est une bonne et une mauvaise chose pour l’auto-stoppeur. Le côté positif, c’est que ça permet de canaliser les flux de voitures sur les routes principales et ça évite de se tromper de chemin. Comme on dit « il n’y a pas trente-six solutions » pour aller d’un point A à un point B. Accessoirement, cela donne un côté très sauvage à l’Argentine, ce qui est juste génial. Par contre il faudra parfois envisager de faire des méga-détours (notre record 300 bornes !) ou encore réemprunter la même route faute de mieux.

On ne fait pas 100km en environ 1h

peninsule valdes argentine animaux faune route

Non seulement les distances sont longues en Argentine, mais l’état des routes influe très largement sur la durée du trajet. Certaines portions de route sont remplies de nid de poule, de très grosses poules. Blague à part, les routes ne sont pas toutes de bonne qualité ce qui augmente les temps de trajet et rend plus fastidieux le voyage. On peut avoir une route nickel pendant une cinquantaine de kilomètres et se retrouver avec une piste en graviers pendant 80km. La fameuse route 40 n’est d’ailleurs pas épargnée, je pense notamment à la portion de la boucle Sud de Salta, de la bourgade de las Horquetas à la ville de Perito Moreno ou encore de Malargüe à Chos Malal.

Nos conseils pratiques

Encore une fois, la meilleure solution est d’interroger les Argentins sur l’état de ces routes. Dès que nous étions pris par un camionneur ou quelqu’un qui avait l’habitude de prendre la route, nous en profitions pour l’interroger sur les conditions de circulation de nos prochaines étapes. Interrogez votre hébergement, les autres auto-stoppeurs, votre hôte couchsurfing… Mettez les chances de votre côté pour arriver à bon port.

Le stop marche très peu dès que la nuit tombe

Ce qui peut paraître évident un peu partout dans le monde, l’Argentine ne semble pas déroger à la règle. Lorsque le soleil se couche, c’est une alarme pour vous dire que vous risquez vraiment de ne pas trouver de véhicule. Sur les axes importants du pays, la circulation est quasi-inexistante dès que la nuit tombe. Pour des raisons de sécurité, on ne vous conseille pas non plus de vous éterniser au bord d’une voie routière en début de soirée.

Nos conseils pratiques

Il nous est arrivé une fois d’attendre toute la journée, une fois que la lumière naturelle a commencé à faiblir nous avons préféré trouver un endroit pour poser la tente. Il vaut mieux anticiper son retour et ne pas attendre la nuit tombée pour trouver un endroit où dormir. À moins d’être munis d’une tente et d’avoir déjà une idée d’un spot pour dormir.

Il y a souvent des postes de police

Route De La Boucle Sud De Salta Avec Beaucoup De Poussieres

À chaque sortie de grande ville et parfois même au milieu de nulle part, se trouvent des postes de contrôle. Il n’y a pas vraiment de règle. Les policiers peuvent être très sympas ou très chiants (il y a des cons partout comme on dit !) avec les auto-stoppeurs. On vous en parle d’ailleurs sur cet article, à travers nos anecdotes d’auto-stop. Si on rencontre peu de policiers en Patagonie, ils sont plus nombreux dans la partie nord du pays.

Nos conseils pratiques

On vous suggère de commencer votre stop après le poste de police. Certains conducteurs peuvent avoir peur que vous ayez de la drogue et que vous soyez de mèche avec la police. Il y a aussi plus de chance d’être arrêté, se faire fouiller et avoir droit à un petit interrogatoire non officiel. Il vaut mieux alors, passer devant les barrières, saluer gentiment les policiers et s’installer un peu plus loin.

Tous les camions ne peuvent pas vous prendre

Sur la route National 3 du pays, celle qui longe toute la côte atlantique argentine, circulent de nombreux poids lourds. Vous aurez de grandes chances d’être pris(e) par ce type de véhicule. À savoir que tous les camions transportant des produits dangereux n’ont théoriquement pas le droit de vous laisser monter en route. Les conducteurs nous ont d’ailleurs raconté qu’ils étaient très contrôlés, jusqu’à avoir des capteurs sous les sièges. L’entreprise peut savoir à tout moment si quelqu’un accompagne le chauffeur. Ces poids lourds sont facilement identifiables, soit parce qu’il s’agit de camions-citernes, soit parce qu’ils ont de grosses étiquettes rouges indiquant le type de contenu. Lors des contrôles policiers sur la route, les flics peuvent monter et vérifier si personne n’occupe la couchette de la cabine du véhicule.

Nos conseils pratiques

On ne se rend pas forcément compte du type de camion tout de suite lorsque l’on fait du pouce. Pas de soucis. Le conducteur peut vous faire un signe vous indiquant sa cargaison, cela signifiant qu’il ne peut vous prendre pour cette raison. Saluez-le ! À savoir qu’il est aussi possible que le chauffeur conduise avec la cuve vide, brandissez votre bras dans tous les cas :).

Faire du stop peut-être un moyen de transport plus rapide que les bus

Testé et approuvé à plusieurs reprises ! Les bus roulent lentement puisqu’ils doivent respecter la limitation de vitesse de 90km /h sur les axes principaux. Tandis qu’avec une voiture et d’autant plus si le chauffeur est Argentin, on arrive plus rapidement. On rigole (pas). En Patagonie, notre temps d’attente moyen était autour d’une demi-heure, ce qui est toujours plus rapide que le bus au final. Bonus : en voiture vous pourrez mieux profiter des paysages patagons.

Nos conseils pratiques

Si vous envisagez de faire du stop, essayez de vous poster sur la route le plus tôt possible et renseignez-vous sur les éventuels départs de bus, au cas où le stop ne fonctionnerait pas. C’est toujours mieux d’avoir un plan B.

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Commentaires

  1. Article top ! Tu nous fais partager ton voyage et nous donnes des conseils très précieux pour notre futur voyage en Argentine ! Merci beaucoup, et ton blog est super 🙂

    • Bonjour Martin,

      Merci pour ton commentaire c’est très gentil ! On espère vous donner assez d’informations pour tenter l’expérience 🙂
      À bientôt !

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