Mauvaise expérience de volontariat dans une ferme


Plateforme de volontariat : Workaway
Durée du volontariat : 2 semaines (et c’est beaucoup trop)
Période du volontariat : Avril

 Présentation du lieu

Bienvenue à Chiloé ! L’île de Chiloé située au sud de la Patagonie Chilienne promet de beaux paysages, mais ce qui la rend si spéciale, ce sont les traditions et les croyances qui rythment le quotidien des habitants. Celles-ci sont hautement revendiquées par ces habitants et ils en sont plutôt fiers. On s’était dit que s’il fallait faire un autre Workaway quelque part au Chili, c’était sur l’île de Chiloé. Une immersion chez l’habitant nous semblait une bonne opportunité pour connaître, entre autres, les traditions, les spécialités culinaires, les croyances, le jargon qui sont propres à l’Archipel de Chiloé. Ca c’était l’idée de départ…

Nous étions attendus  par une famille que nous allons nommer «la famille à l’ail » constituée de 5 membres : le couple d’une cinquantaine d’années, deux fils et une fille. Les enfants ont une trentaine d’années. Nous étions en contact avec la fille, c’est elle qui a inscrit sa famille sur le site Workaway et qui s’occupe des échanges en amont du volontariat. Elle nous indique que nous participerons à chacune des activités de la famille.

La famille se dédit à trois activités principales. La première est liée à la mer : la pêche et la culture des algues. C’est l’une des activités traditionnelles de l’archipel. Pourtant le nombre de pêcheurs régresse ces dernières années. En effet, ces derniers font face à des aléas environnementaux, des périodes de restriction, des coûts importants liés à la manutention du bateau… La seconde activité est le travail de la terre : l’agriculture. La famille possède plusieurs terrains lui permettant de cultiver des fruits (pomme, poire) et des légumes (piment, poivrons, courge, concombre, tomate, oignon, ail…) selon la période de l’année. La dernière activité se concentre autour de l’élevage d’animaux (cochons, dindes, poules, moutons).

volontariat au chili ile de chiloe bateau flotte au large coucher de soleil profil

Situation géographique

Province : Région des lacs

Comment y accéder ?

Comme on préfère que personne n’y retourne, l’accès restera confidentiel ahahah (rire diabolique)

Quelles ont été les activités réalisées ?

C’est ici que les choses se compliquent. Nous aurons participé, enfin, travaillé durement 7j sur 7 pour planter les fameux ails de Chiloé (une dent d’ail est presque aussi grosse qu’un poing fermé) sur l’équivalent d’un petit terrain de football. Le semis comprend différentes étapes, nous aurons participé pratiquement à tout le processus:

–  Chercher du fumier pour ensuite mettre des tas puis l’étaler à l’aide d’une pelle de façon harmonieuse. Heureusement pendant ces trois jours, j’avais le nez complètement bouché. Ce n’était pas le cas de Tim. Ahah. Le tracteur se chargera de labourer le tout.

Réaliser des buttes. Nous avons créé des buttes et mis en place une bâche. Cette bâche, c’est leur moyen de prévenir la croissance des mauvaises herbes. Ensuite, nous avons percé cette bâche, fait des trous dans la terre d’une quinzaine de centimètres puis nous avons planté les ails. Enfin nous avons rebouché les trous avec de la terre. Nous aurons travaillé sur ce terrain pendant 9 jours sans interruption, c’était devenu notre QG, « el tereno de ajo » (le terrain à l’ail)…

volontariat au chili ile de chiloe champ ail terrain preparation

Entre temps, nous avons aussi participé à d’autres tâches :

–  La réalisation de la chicha, c’est en fait un jus de pomme qu’ils laissent fermenter dans un bidon. On passera sur les détails sanitaires … Nous avons participé à la cueillette des pommes et nous avons ramené le tout jusqu’à la maison. Le terrain où se trouvent les pommiers est situé un peu plus loin sur l’île. Enfin, nous avons procédé au pressage des pommes afin de récupérer le jus. Ça, c’était l’activité « loisir » de notre dernier week-end. Même si c’est sympa et que ça change de l’ail, on aurait aimé souffler un peu et visiter l’île plus longuement.

– Au nettoyage des poissons à bord du bateau.

– Tâches quotidiennes de la maison (coup de balais, la vaisselle, aide en cuisine, cueillette des légumes…)

– Donner à manger aux animaux, faire sortir et rentrer les moutons dans leurs enclos.

Bref, nous n’avions pas une minute pour nous.

volontariat au chili ile de chiloe chicha de manzana jus de pomme pressage chilote

Comment se déroule une journée de travail ?

Nous nous levions autour de 7h-8h, nous commencions la journée et nous arrêtions vers 17h-18h. Toute la semaine. Oui oui, c’était vraiment de l’exploitation de volontaire…

 Quels sont les échanges avec l’hôte ?

Quasiment aucun. Nous on aime bien bavarder pendant les repas ou encore quand on jardine, histoire de passer le temps et de connaître les personnes chez qui nous sommes. Sauf que, pendant le repas, la famille était hypnotisée par la télé (telenovelas …) du coup, on a plus appris sur ces horribles séries TV que sur nos hôtes… Les moments où nous avons un peu discuté, je les compte sur les doigts d’une main. La soirée la plus sympa, c’était sûrement le jour où il y a eu une coupure d’électricité. Cette fois-ci nous avions décidé de préparer le repas et nous avons mangé aux chandelles. Je me souviens de l’une des premières conversations que nous avons eues, c’était d’ailleurs les premiers mots de la maman qui est venue nous récupérer au ponton. Elle nous montre une maison près du port et nous dit mot pour mot « Ici c’est MA maison, où vit aujourd’hui l’un de mes fils et sa copine, je ne suis pas rentré dedans depuis plus de deux ans parce qu’on ne s’entend pas avec sa copine, d’ailleurs, c’est interdit pour elle de rentrer dans la maison dans laquelle je vis ». Ok, ça aurait dû nous mettre « la puce à l’oreille ». C’était assez étrange de nous raconter tout ça sans qu’on ait pu lui demander comment elle s’appelle ou réciproquement.

Ce dont je me souviens également, ce sont les moments où elle me parlait des autres volontaires, que tel était comme si, comme ça et blablabla. Des moqueries ou des reproches, bref vous voyez le genre. Comme disent les Argentins, ils sont « mala onda », des gens pas sympas quoi !

Combien y a-t-il de volontaires ?

A priori, ils accueillent entre 1 et 2 volontaires à la fois.

Comment découvrir les environs ?

Vous l’avez compris, ce n’était malheureusement pas possible à cause des tâches qui nous étaient attribuées de façon quotidienne. Par ailleurs, les options de visites sont assez limitées par l’isolement de l’île. Néanmoins, de courtes balades sont possibles sur l’île.

volontariat au chili ile de chiloe village de caguach cahuach

Quelles sont les conditions d’hébergement ?

Nous avions une belle chambre avec une vue sur le bord de mer. Nous partagions les autres pièces avec les membres de la maison.

Comment se passent les repas ?

Mal. Tim est tombé (très) malade à cause des fruits de mer sûrement pas très frais (c’est un comble pour être juste à côté de la mer). Sinon le régime était assez spécial, mais nous nous y sommes plus ou moins habitués. Le matin nous mangions du merlu frit (oui oui, le poisson !) ou encore du pain frit accompagné de sucre ou de la confiture. Les déjeuners étaient composés d’une soupe ou plat à base de poisson et de pommes de terre cuites à l’eau (3 – 4 pommes de terre chacun par repas). Tous les soirs nous dînions une soupe au poisson et/ou fruits de mer et/ou algues. Une fois on a eu la chance de goûter au cochon et à la dinde du jardin, c’était pour la semaine sainte.

C’est aussi ça le volontariat, c’est de s’adapter à ce que les hôtes nous proposent et nous le savons très bien. Mais il est vrai que parfois c’est assez dur. Manger du poisson 24/24h et de la pomme de terre cuite à l’eau à tous les repas aura était un vrai challenge.  Vous me direz, pourquoi vous ne vous êtes pas proposé pour cuisiner ? Parce que généralement nous n’avions pas le temps (très pris par ce pu**in de champ d’ail), qu’il n’était pas vraiment possible de varier les ingrédients non plus et aussi parce que la famille n’avait pas l’air intéressée non plus…

Y a-t-il des équipements pour les volontaires ?

Ils me prêtaient des bottes, par contre, Tim n’en avait pas (il faut dire que la pointure 46 n’est pas très courante non plus). D’ailleurs, ils ne comprenaient pas que nous ne voyagions pas avec nos propres bottes de jardinage…

Y a-t-il internet ?

Pas de wifi, mais on peut capter la 3G, à condition bien sûr d’avoir une carte sim chilienne avec du crédit.

Qu’est-ce qu’on en pense ?

Le point fort de cette expérience

Le lieu. La maison se trouve en bord de mer on a adoré ça. La vue que nous avions depuis notre chambre était extraordinaire. Les jours les plus clairs nous pouvions voir le volcan Chaiten. Nous étions à l’affût pour observer des manchots qui nageaient et sautillaient dans l’eau en train de pêcher. Je me rappelle qu’une fois je suis passé de la maison au garage, mon regard se pose sur l’horizon de la mer et soudain je vois quelque chose sortir de l’eau. Un dauphin !!! Je cours immédiatement vers la plage et je dis (cri) à Tim de regarder par la fenêtre depuis la chambre où lui aussi peut le voir. Un moment magique et inattendu ! La petite île est charmante, tout le monde se connaît, de jolies petites fermes se nichent entre les bois et quelques champs. L’univers champêtre me plaisait.

volontariat au chili ile de chiloe pingouin saute hors de l eau

Le point faible de cette expérience

Peu d’échanges avec les hôtes (pour ne pas dire aucun). Pour nous, être volontaire, c’est aider des personnes qui en ont besoin et qui en échange nous accueillent chez eux avec plaisir. En échange de quelques heures de travail pendant la semaine (4 à 6h grand max par jour), nous aimons avoir des moments de convivialité pendant les repas, les week-ends, n’importe quand à vrai dire. Ce fut loin d’être le cas et le PIRE dans tout ça, selon moi, c’est qu’ils ne nous ont jamais remerciés pour quoi que ce soit. Que ce soit après avoir travaillé toute la journée dans le champ ou simplement après leur avoir passer le sel à table, nous n’avons jamais entendu un seul « gracias ».

Non-respect des principes de base du volontariat. Nous avons travaillé tous les jours de la semaine, entre 6 et 8 heures par jour, nous sommes loin des 5 heures par jour uniquement en semaine inscrit sur leur fiche de workaway. Peut-être que c’est habituel pour eux de travailler 7j sur 7 ? Nous avons raconté notre expérience à une Chilote (habitante de l’île de Chiloe), elle nous disait que le dimanche c’était sacré pour eux et qu’il était très rare de travailler pendant ce jour. Bref, nous étions ni plus ni moins considérés comme de la main-d’œuvre gratuite…

Autre chose (allez je me défoule), Tim était malade et il était coincé au lit. La famille, au lieu de se soucier ou être un minimum compréhensif, a préféré rigoler et se moquer de la situation. Le petit Tim malade, il est encore plus blanc que d’habitude blablabla, c’est marrant une fois, mais pendant plusieurs jours, c’était juste très lourd.

Ils n’ont décidément pas compris ce que c’était que d’accueillir des volontaires.

Pourquoi nous ne sommes pas partis ? Parce que Tim était très malade et il était moyennement concevable de partir du jour au lendemain. De plus, l’île ne disposait pas de bateaux réguliers pendant la semaine sainte. Et enfin, parce qu’on était assez naïfs de croire que la situation allait s’améliorer et qu’on avait envie de nous rendre utiles pour eux. Mauvaise idée !

 En bref

C’était notre première mauvaise expérience en volontariat, nous savons très bien que cela pouvait arriver. Jusque-là nous n’avions eu que de super expériences. La déception était donc plus grande. Je crois que finalement, nous étions plus énervés qu’autre chose. Nous avons perdu 2 semaines à ne pas apprendre grand-chose de l’île et à travailler pour des personnes ingrates.

C’est dommage, mais nous ne tenterons plus de proposer notre aide à des hôtes Workaway qui n’ont pas d’avis de la part des voyageurs. Ca ne faisait que 2-3 mois qu’ils étaient inscrits sur le site et nous nous sommes dit que les voyageurs n’ont pas eu l’occasion de laisser un commentaire ou tout simplement qu’ils n’avaient encore jamais reçu personne.

Nous avons laissé un commentaire négatif sur leur fiche Workaway, néanmoins, le site workaway ne publie pas les commentaires négatifs. Ils affichent juste que quelqu’un a laissé un commentaire avec un « smiley triste 🙁 », mais le texte du commentaire est masqué … Très mauvais choix de la part de Workaway… Du coup, si vous aussi vous souhaitez laisser un commentaire négatif, il vaut mieux classifier le commentaire comme « neutre »  (le smiley qui ne sourit pas, mais reste neutre) et écrire en commentaire la situation. Au moins il sera visible par les autres volontaires.

Avez-vous déjà vécu une mauvaise ou excellente expérience de volontariat ? Vous aimeriez partager cette expérience sur notre blog ? N’hésitez pas à laisser vos impressions en commentaire 🙂

Vous êtes sur un article concernant l’une de nos expériences en tant que volontaires. L’idée est d’éclairer les voyageurs qui souhaitent s’investir dans le volontariat : Comment ça se passe ? Quelles sont les activités que l’on peut être amenés à réaliser ? Où est-ce que ça se trouve ? Quels sont les réels échanges ? Combien y a-t-il de volontaires ? Est-il difficile de visiter les environs le week-end ? Ce sont les questions que nous nous sommes posées avant de débuter cette aventure. Nous passons par les sites de Workaway, Wwoofing ou par le bouche à oreille pour prendre contact avec nos hôtes. Bien sûr, notre avis nous est propre ainsi que nos diverses expériences passées chez nos hôtes. Le vôtre sera sûrement différent. Vous pouvez retrouver nos autres expériences de volontariat en Amérique du Sud dans la rubrique du même nom 🙂

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Mauvaise expérience de volontariat dans une ferme
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Commentaires

  1. Salut !
    Actuellement en Amérique du Sud avec mon copain, nous avons vécu une expérience similaire en Argentine qui nous as un peu dégoûté du volontariat. Nous devions resté 10 jours chez un couple de hippies à proximité d’Esquel. Nous y sommes restés 5 jours. C’était vraiment de l’exploitation. Nous dormions en tente et avions un simple abri (sans mur) pour se protéger de la pluie. Il faisait très froid et nous n’étions jamais invité à l’intérieur après nos 6h de boulot. Nous nous avons juste eu droit à une seule douche chaude et un repas le midi. Le soir nous devions nous débrouiller. Nous sommes partis très rapidement. Nous avons vraiment senti que le couple nous prenait pour de la main d’oeuvre. Très peu de merci…
    C’est très dommage que le site workaway n’offre pas une transparence sur les avis car nous avons trouvé qu’en Amérique du Sud il est difficile d’avoir un retour à la hauteur du travail volontaire accompli. Merci pour ce témoignage.

    • Bonjour Manon,

      Je suis désolée de lire cette mauvaise expérience de volontariat.
      Je vois que vous n’avez pas eu d’échanges avec la famille alors que c’est ce que la plupart des voyageurs recherchent… C’est vraiment dommage. Est-ce que la fiche de l’hôte indiquait que vous dormiriez en tente ? De notre côté, nous priorisons les personnes qui proposent un lit et de quoi manger. Nous pensons que c’est le minimum qu’un hôte puisse offrir à un volontaire (surtout dans un pays développé comme l’argentine !). Bonne continuation 🙂

  2. Bonjour Cécilia!

    Je suis tombé au hasard d’une recherche sur ton article, et cela résonne particulièrement en moi puisque j’ai eu aussi une expérience très négative en volontariat Workaway en Sicile, c’était en Octobre de l’année dernière.

    A la fin de l’article tu parle du choix de Workaway de ne pas publier les commentaires les plus négatifs en disant que c’est un mauvais choix. Personnellement je pense au contraire que c’est la bonne solution, cela évite des « vengeances personnelles » de la part d’hôtes ou de volontaires. Si l’un d’eux écrivait par exemple des propos calomnieux associés à la note la plus négative, ça deviendrait rapidement la foire d’empoigne!

    J’ai de mon côté pu constater une modération efficace pour l’expérience négative que j’ai vécu en Sicile, et je te conseille de faire pareil si un jour tu retombe sur de mauvais hôtes, mais pour cela il faut que je raconte la chronologie des événements :

    J’ai vécu une expérience similaire à la tienne, c’est à dire beaucoup plus d’heures de travail que prévu, malgré que je sois libre de faire moins d’heures, j’ai eu droit de la part de mon hôte au récit d’autres précédents volontaires, avec beaucoup d’allusions sur le fait qu’ils étaient fainéants et pas bon a grand chose, passant « le plus clair de leur temps » a paresser. J’ai donc voulu faire bonne figure et montrer mes compétences en travaillant un peu plus.
    Mais l’ambiance s’est vite détérioré.
    J’avais droit en permanence à des remarques narquoises et puériles sur ma manière de travailler, par exemple, je proposais une manière d’effectuer une tâche, mon hôte se moquait ouvertement de cette proposition, puis me conseillait une autre technique. Puis un peu plus tard, voyant que cela n’allait pas, il me reprochait de faire exprès de ne pas suivre ses instructions,au point de m’accuser de menteur, en disant que je ne suivais ses instructions que lorsqu’il n’avait pas le dos tourné. Pas franchement une volonté de pédagogie et d’échange… C’est dans ce genre d’ambiance délétère que j’ai bossé (c’est le mot adapté) trois semaines durant…

    Lors d’un diner où il regardait ses mails pendant que nous étions attablés, j’ai voulu appuyer une bouteille instable sur une autre plus lourde, car elle n’était pas loin de tomber sur son coûteux MacBook. Lui a pensé au contraire que je faisais encore une action irréfléchie et s’est mis dans une colère noire, se levant carrément de table en partant dans un long sermon sur la stupidité des mes actions… Pendant ce temps sa femme n’osais plus lever les yeux, je voyais bien qu’elle était désolée de cette situation… C’était humiliant pour moi, pour elle, et a mis un coup d’arrêt définitif à mes efforts pour avoir une relation amicale avec lui.
    Après cet épisode je lui ai parlé à part, disant qu’apparemment il n’était pas satisfait de mon travail et qu’en conséquence, il valait mieux écourter le séjour. Il a accepté sans commentaires et nous avions un commun accord pour que je finisse une tâche entamée les deux jours qui suivraient, car je ne voulais pas laisser tomber le travail en cours.
    Mais au bout du premier jour convenu, il a subitement changé d’avis et déclara qu’il n’avait pas besoin de « ce genre d’aide » et a exigé que je parte le lendemain au matin.
    Le lendemain, donc, j’ai été concrètement mis à la porte à 8h du matin, sans avoir pris de petit-dèj’ et avec un gros sac de rando plus deux sacs à main, devant faire du stop jusqu’à la ville qui était à plus de 30 bornes…

    J’ai eu la chance de trouver un autre très bon hôte avant mon vol retour, cela à sauvé mon séjour là-bas. Mais il m’a fallu longtemps pour laisser passer l’amertume de cette expérience, et demander à de nombreuses personnes des conseils sur la meilleure réaction possible. J’ai aussi attendu que cet hôte me laisse un commentaire, qui c’est lui aussi avéré calomnieux et mensonger.
    Comme vous je pensais leur laisser une note la plus négative possible pour éviter à d’autres de subir la même chose, et comme vous j’ai vu que le commentaire ne serais pas publié dans ce cas. Cet hôte n’était clairement pas dans l’esprit du volontariat, et j’ai un moment pensé faire pareil que vous, pensant leur mettre une note à deux étoiles (ce qu’ils ont fait pour moi). Au moins de futurs volontaires pourraient lire ce qu’il s’était passé et faire leur opinion entre le feeback de l’hôte et le mien.
    Précision importante : sur les 7 avis de volontaires précédents, 2 étaient entièrement négatifs. De mon côté, j’en suis à 5 volontariats de plus de d’un mois, et j’ai toujours eu des commentaires positifs et 6 étoiles.

    J’ai donc opté pour une troisième voie qui n’est à mon avis pas assez mise en avant par Workaway :

    J’ai envoyé un mail à leur service de modération, en racontant en détails ce qui s’est passé en m’efforçant d’être le plus neutre possible, écrivant plus de 4 mois après les faits.

    Et Ô surprise, trois jours après j’ai reçu la réponse ci-dessous disant que leur compte était suspendu pour enquête.

    « Hi Paul,

    Thanks for the message, we have suspended the hosts listing while we review this case.

    Please ask any other affected volunteers to contact us directly from their Workaway accounts with regards to this.

    Thanks for the help in keeping the site safe and fair for all.
     »

    Aux dernières nouvelles, cet hôte semble avoir été banni du site puisqu’il n’y apparait toujours pas.

    Si les griefs à reprocher à cet hôte avaient étés sans gravité, j’aurais laissé un avis avec quelques étoiles et de futurs volontaires auraient pu lire mon commentaire parmi d’autres et se faire un avis.
    Dans ce cas-ci, le fait que mon hôte était capable d’actes puérils et l’accumulation d’autres facteurs font qu’il m’a semblé vraiment présenter un risque pour de futurs volontaires, et contacter directement le site m’a semblé la manière la plus efficace et la plus juste.

    Vu la rapidité de la réaction des modérateurs Workaway, je n’étais pas un cas isolé pour cet hôte. Mais cela m’a aussi montré qu’il y a une vrai modération derrière ce site.
    Au vu de ces événements, je te recommande donc cette méthode si par malheur tu retombe sur ce genre d’expériences!

    En te souhaitant pleins de beaux voyages!
    Paul.

    • Bonjour Paul,

      Merci pour ton retour d’expérience.

      Je pense que Workaway devrait modérer les commentaires négatifs des hôtes. Si ces derniers contiennent des injures ou des insultes, bien évidemment ils ne doivent pas être publiés sur la fiche de l’hôte. Mais si ce n’est pas le cas, je pense, qu’ils devraient rendre visible ce commentaire. L’idée étant que les prochains volontaires se fassent leurs propres opinions. Si le commentaire en question continent des propos calomnieux, ils devraient en conséquence, interroger le volontaire concernant son expérience. D’ailleurs une lectrice du blog, m’a raconté qu’elle avait vu notre smiley négatif à la lecture du profil de l’hôte en question dans cet article. Cela a attisé sa curiosité, mais n’avait aucune information sur les faits de cette expérience. Comment pouvait-elle faire son propre avis et juger l’hôte…? C’est plutôt une bonne idée de pouvoir contacter le voyageur qui a laissé le commentaire négatif. Néamoins, si le voyageur en question n’a pas renouvelé son adhésion (ce qui est notre cas), il n’a plus accès à sa messagerie sur workaway …

      De notre côté, lors de la publication de notre commentaire négatif nous ignorons qu’il allait être mis en sourdine. Je précise que celui-ci ne contenait aucune injure envers notre hôte, mais une pure description de la situation. Lorsque nous avons constaté que seule l’émoticône était affichée, nous avons décidé de contacter le site Workaway.

      Nous avons expliqué la situation et depuis, nous n’avons eu aucun retour de leur part. Dans notre cas, l’hôte ne présentait aucun commentaire ni négatif ni positif. Je suppose d’après la lecture de ton expérience que Workaway agit seulement après que plusieurs retours négatifs leur soient parvenus. La modération me semble, de ce fait, plutôt hasardeuse…

      Je pense comme toi que la meilleure solution est de bannir l’hôte (même si ça ne l’empêche pas de récréer un compte par la suite…). Cela éviterait toute mésaventure. Par contre, je trouve ça dommage que workaway attende que plusieurs voyageurs vivent une mauvaise expérience ET qu’ils l’écrivent sur le site. Beaucoup de voyageurs n’osent pas forcément laisser un commentaire négatif ayant peur des « représailles » de l’hôte, c’est à dire, un mauvais commentaire sur son profil. Ce qui retarde davantage la suppression du compte de l’hôte.

      Bons voyages également !

  3. Coucou à vous deux,

    Désolée d’apprendre cette mauvaise expérience ! Jusqu’à présent vos récits de volontariat faisaient rêver… Malheureusement plusieurs hôtes abusent de la sorte et j’ai entendu plein de récits similaires.
    En effet il est plus sûr de « postuler » pour des offres Workaway avec déjà plusieurs commentaires, mais ce n’est pas une science exacte non plus. Notre pire expérience était avec une hôte avec un très bon com, on se demande si la volontaire en question voulait juste un commentaire positif en retour ! On a appris ensuite que plus d’une dizaine de volontaires étaient venus, malheureusement ils n’ont pas laissé de commentaire négatif de peur d’en avoir en retour. C’est aussi la limite de ce site, on ne sait pas combien de volontaires sont passés avant.

    D’ailleurs attention à la tactique « je laisse un commentaire neutre pour qu’il soit visible » car s’il est jugé trop négatif par les modérateurs (qui lisent apparemment l’intégralité des coms) il sera masqué aussi !

    Si l’expérience était vraiment mauvaise mieux vaut donc laisser un commentaire négatif et au second l’hôte pourra être banni.
    Nous du coup après quelques expériences pas terribles on contactait à chaque fois les anciens volontaires pour leur demander en privé ce qu’ils pensaient réellement des hôtes. Mais encore faut-il qu’ils aient laissé un commentaire et que leur profil soit toujours actif… Pas facile !
    Bon courage en tout cas pour la suite ! Vous avez prévu de remonter vers Atacama ?
    C’est tellement beau là bas

    • Salut Ambre !

      Décidément le système de modération est assez particulier chez Workaway. À chaque commentaire nous en apprenons un peu plus, merci pour ton retour ! Je ne sais pas au final quelle est « LA » meilleure solution… C’est une bonne tactique de demander aux volontaires qui sont déjà passés leurs avis par e-mail. Néanmoins, cela reste tout de même limité. D’une part, s’ils ne voient pas ton mail ou bien ne prennent pas le temps de te répondre et d’autre part, s’ils ne disposent plus de compte ils ne pourront tout simplement même pas voir ton message …

      Oui nous sommes bien passés par Atacama en juin… Nous avions mis un moment à poster cet expérience de volontariat et nos articles sont publiés dans le « désordre » 🙂 . Nous avions A-D-O-R-É les alentours !

      • Oui effectivement je vois que vous êtes déjà au Pérou ! profitez bien on a adoré ce pays surtout pour les magnifiques treks 😉

  4. Je suis désolée de lire que vous avez eu une si mauvaise expérience… Je peux comprendre, car ça m’est déjà arrivé, mais je n’ai pas voulu rester très longtemps. J’ai préféré partir.

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