Nous partirons début juillet, lorsque la Ring Road est totalement dégagée ; on va certainement opter pour une location de voiture en Islande. L’idée est de rouler dans la lumière du « soleil de minuit », en gardant un vrai tempo vacances — pas plus de 3 h de route la plupart des jours. Voici un récap de notre carnet de route :
- Jour 1 – Reykjavík & Blue Lagoon
- Jour 2 – Cercle d’Or
- Jours 3‑4 – Côte sud (jusqu’à Jökulsárlón)
- Jour 5 – Fjords de l’Est
- Jour 6 – Région de Mývatn
- Jour 7 – Tröllaskagi → ferry vers les fjords de l’Ouest
- Jours 8‑9 – Fjords de l’Ouest
- Jour 10 – Péninsule de Snæfellsnes & retour Reykjavík
Itinéraire de 10 jours avec un van aménagé
| Jour | Région / Étape | Km cumulés* |
| 1 | Reykjavík & Blue Lagoon | 50 km |
| 2 | Cercle d’Or | 240 km |
| 3‑4 | Côte sud jusqu’à Jökulsárlón | 580 km |
| 5 | Fjords de l’Est | 780 km |
| 6 | Région de Mývatn | 1 020 km |
| 7 | Tröllaskagi → ferry Brjánslækur | 1 350 km |
| 8‑9 | Fjords de l’Ouest | 1 650 km |
| 10 | Péninsule de Snæfellsnes & retour | 1 950 km |
Jour 1 – Reykjavík & Blue Lagoon
- Atterrissage à Keflavík dans la matinée, on part vers l’agence de location de voiture pour louer un van aménagé en Islande
- En chemin vers la capitale, halte de deux heures au Blue Lagoon : parfaite mise en condition, bain laiteux à 38 °C entouré de lave noire.
- Soirée à Reykjavik : balade sur Laugavegur. On aura peut-être l’occasion de tester, la soupe de langoustines (humarsúpa) ou encore le Pylsur (hot‑dog islandais composé d’une saucisse d’agneau + porc, oignons frits + crus, rémoulade, moutarde sucrée)

Jour 2 – Le Cercle d’Or
Départ 8 h :
- Thingvellir — marche entre les plaques tectoniques, arrêt photo à Oxarárfoss.
Geysir & Strokkur — nous attendrons le jet d’eau toutes les 10 min, odeur de soufre garantie !
- Gullfoss — double chute de 32 m ; on va se prévoir veste imperméable
- Nuit près de Flúðir (bains secrets à la piscine géothermale du village).
Jours 3 & 4 – La côte sud jusqu’au lagon glaciaire
- Jour 3 : Seljalandsfoss (on passera derrière la cascade), Skógafoss, halte à Vík pour la plage noire de Reynisfjara.

- Jour 4 : Parc de Skaftafell — randonnée facile vers la langue glaciaire — puis Jökulsárlón et Diamond Beach au coucher du soleil.
- Nuit à Höfn, dégustation de langoustines locales.
Jour 5 – Les fjords de l’Est
La route 92 serpente le long de fjords étroits : maisons en tôle rouge vif, mer d’huile, odeur d’algues. Nous allons certainement croisé personne. On aura l’impression d’avoir loué un bout d’Atlantique Nord pour nous seuls.
- Route panoramique 92 : enchaînement de fjords étroits, villages de pêcheurs colorés (pause café à Djúpivogur).

- Petite randonnée l’après‑midi vers la cascade Hengifoss.
- Nuit à Egilsstaðir.
Jour 6 – Région de Mývatn
- Matinée sur la route 1 vers le nord‑est volcanique.
- Arrêts : champs de lave de Krafla, fumerolles de Hverir, pseudo‑cratères du lac Mývatn.

- Bain chaud au Mývatn Nature Baths en fin de journée.
Jour 7 – Péninsule de Tröllaskagi & traversée vers l’Ouest
- Côte nord sauvage : Siglufjörður (musée du hareng), tunnels à voie unique.
- Ferry de Sauðárkrókur à Brjánslækur en fin d’après‑midi pour rejoindre les fjords de l’Ouest (trois heures de traversée).
Jours 8 & 9 – Fjords de l’Ouest
- Dynjandi : cascade en éventail de 100 m, pique‑nique face au grondement.
- Plage rouge de Rauðisandur, observation des phoques.
- Falaises de Látrabjarg en soirée pour approcher les macareux (apporter coupe‑vent !).
- Nuit à Patreksfjörður, puis journée libre (randonnée ou sources chaudes de Hellulaug).
Jour 10 – Péninsule de Snæfellsnes & retour
- Traversée du Snæfellsnes : arches basaltiques d’Arnarstapi, plage de Ytri‑Tunga (colonie de phoques), vue iconique sur Kirkjufell.
- Derniers kilomètres vers Reykjavík pour la restitution du véhicule et une dernière soupe de poisson au vieux port.
Quel véhicule choisir ? Notre cœur penche pour le van aménagé

Nous avons finalement tranché : ce road‑trip se fera en van aménagé. Rien de tel pour profiter pleinement des longues journées de juillet — et s’endormir là où la vue est la plus époustouflante.
- Lit et kitchenette intégrés : nous aurons toujours un couchage chaud et la possibilité de préparer un café face aux icebergs de Jökulsárlón au lever du jour.
- Liberté totale sur l’itinéraire : pas de contrainte horaire. Si un coucher de soleil nous retient plus longtemps sur la plage de Reynisfjara, il nous suffira de rouler quelques kilomètres et de passer la nuit dans le camping le plus proche.
- Budget maîtrisé : moins de nuitées en guesthouse, moins de restaurants : l’économie compense largement la consommation un peu plus élevée du van
- Confort par temps capricieux : chauffage stationnaire, espace pour se changer à l’abri du vent, rangements pour appareils photo et bottes de randonnée.
Pourquoi pas une citadine ?
Une voiture citadine peut-être parfaite pour l’été si l’on préfère dormir en guesthouse, mais zéro couchage et peu d’espace pour l’équipement. Sinon, on peut penser à la location de 4×4/SUV en Islande, indispensable pour les F‑roads des Hautes Terres (Landmannalaugar, Askja). Plus cher à louer, et il faudra tout de même une tente ou des hébergements.
Ce qu’il faut prévoir avant de réserver
- Anticiper : les modèles bien isolés et équipés d’une batterie auxiliaire partent souvent six mois à l’avance pour juillet‑août.Il faut donc louer un van aménagé pour l’Islande dès janvier, pour trouver le véhicule qui correspond le plus à nos attentes.
- Assurance adaptée : même en restant sur la Ring Road, pensez auxl garanties Gravel Protection et Sand & Ash — les rafales de la côte sud peuvent littéralement sabler la carrosserie.
- Nuits en camping officiel : il faut compter 1 500–2 500 ISK par personne avec douche chaude et vidange des eaux grises incluses.
- Application utile : Park4Night Iceland recense les aires de vidange, les fermes acceptant les vans et même quelques sources chaudes gratuites accessibles en véhicule.
- Respect de la nature : le camping sauvage est strictement réglementé. Hors campings, on ne passe la nuit que sur les terrains où c’est explicitement autorisé.
Avec notre GPS hors ligne bien calé sur Maps.me, les crampons légers rangés près de la porte du van et un bon plaid de laine islandaise prêt à nous envelopper au coucher du soleil sur Brimilsvellir, nous sommes enfin parés. La playlist tourne déjà — Sigur Rós pour la traversée des champs de lave, Ásgeir pour les routes côtières embrumées, Of Monsters and Men quand la lumière rosit les glaciers —, et la bouteille filtrante nous rappelle qu’ici l’eau pure jaillit à chaque torrent.